‹ La renaissance; scènes historiquesChapitre 200 sur 210 · LE PÈRE · texte numérisé non relu

LE PÈRE

Quoi! ne veux-tu pas nous dire un seul mot?... Regarde, regarde ta malheureuse mère... Elle est là, vois-tu? Le chagrin la tuera... Tu le sais bien, n'est-ce pas?

LE MARI, au médecin.

Venez... dans cette fenêtre... j'ai quelque chose à vous dire... Venez là... parlons bas... Que personne ne nous entende... Avouez-moî bien sincèrement la vérité. Je suis homme... je peux tout entendre... Vous savez que j'ai du courage... Oh! j'ai beaucoup de courage !

Il loûglotc. LB MÉDECIN.

Voyons! voyons! calmez- vous, messire Luigi, mon ami!

LE MARI

Oui, votre ami!... Ah! certainement! j'ai besoin d'amis! Parlez-moi comme il faut... Combien, oui, combien en faudna-t-il de jours pour que je la voie remise; oui, elle, là... Properzia... ma Properzia!... Vous savez de qui je veux parler?...

LE MÉDECIN

Hélas! mon pauvre messire Luigi... je vous ai prévenu... j'ai fait mon possible... Vous savez que Frère Bento est averti, et je l'entends dans l'escalier qui apporte le saint viatique.

LE MARI

Mais vous ne voulez pas dire par là, n'est-ce pas,

que... ?

LE MÉDKCIK.

Messire Luigi, pauvre homme!... faites vos adieux à votre femme.

Le mari retourne vers le Ut.

PROPERZIA, d'une voix très faible.

Pourquoi est-ce que je ne meurs pas?

Page 1