LA BATAILLE
Les gendarmes français viennent de charger. Le Roi, Fépée basse, relève sa visière ; son front ruisselle de sueur, et ses yeux brillent comme des éclairs. Son cheval est haletant. Les lances remuent comme les épis sur les moissons, et les gonfanons fîamboient et ondoient. Les bannières de toutes couleurs flottent, étalant les émaux des armoiries ; appels des trompettes et des clairons, roulements des tambo\irs et tambourins ; cris dans la plaine, cris d'armes, cris de colère, cris de douleur; des tourbillons de poussière s'élèvent de tooites parts ; bruit sourd des décharges de canon ; on voit çà et là des morts, des blessés, en tas, en lignes, tombés au hasard.
BOURDILLON, saluant le roi de soc ôpée*
Monsieur le Roi fait merveille!
LK ROI
Franchement, Bourdillon, parle-moi comme à J'ami de ton cœtir. Me suis- je bien tenu?