‹ La renaissance; scènes historiquesChapitre 50 sur 210 · UN GARÇON DE DOUZE ANS · texte numérisé non relu

UN GARÇON DE DOUZE ANS

Des pécheresses que nous avons ramenées à la vertu. Et vouSj d'où venez-vous?

l'enfant.

De quêter ! Cinquante ducats ! Puis nous avons dépouillé des joueurs! Maintenant, écoutez! Je vous avertis ! Au coin de la rue Cocomero, je sais une maison où l'on conserve des livres profanes, un échiquier, des harpes, je crois aussi un miroir, mais je n'en suis pas sûr. Venez ! venez tous ! Allons nettoyer cet enfer!

LES enfants.

Allons! allons!

un bourgeois.

Ohé! Nicolas! Viens ici, mon fils!

NICOLAS

Que voulez-vous, père?

LE BOURGÈOitS»

Rentre à la maison; j'ai affaire de toi!

NICOLAS

J'ai affaire de servir Jésus et refréner les pécheurs

LE BOURGEOIS

Maudit polisson, ne vas-tu pas m'obéir?

NICOLAS

Il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes ! Venez, camarades !

Grand mouvement dans la foule, qui sort de l'église.

UN ENFANT, monté dfer un arbre.

Voici le Père ! voici le Père !

Paraît sous lo porche Frère Jérôme, entouré des Pères de Saint-Marc, parmi lesquels on distingue lé Frère Syl"estre Maruffi, le Père Buonvicini, le Père Sacromoro et d'autres zèlC^s. La muliitude salue avec transport; hommes et femmes ss mettent à genoax et baisent la froc du Frère Jérôme en pleurant.

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