TROISIÈME PRIEUR
S'il se peut, ne nous compromettons avec personne, avec aucun parti. Mon avis serait d'envoyer au Frère un *rdre de quitter la ville. Suivez bien mon raisonnement. En agissant de la sorte, nous sauvons la vie du moine, et il faut bien le lui faire remarquer, ainsi qu'à ses amis, pour qu'ils n'en doutent pas et ne se tournent pas contre nous; puis nous satisfaisons Rome, puisque nous semblons obéir aux monitoires et que le Frère cessera par le fait ses prédications, bien que nous n'ayons rien statué à cet égard ; ensuite nous ôtons prétexte aux partisans des Médicis de faire du tumulte, puisque la cause supposée de la discorde sera écartée. Sommes-nous d'accord?