‹ La rénovation de l'AsieChapitre 28 sur 77 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Le peuple chinois, son esprit et son caractère.

Ancienneté incomparable de l'existence nationale du peuple chinois. — Immobilité de son organisation et de ses conceptions sociales, religieuses et administratives malgré des révolutions de surface. — Patriotisme de race des Chinois, leur attachement invincible à leurs traditions.

— Grande homogénéité du peuple chinois, malgré les variétés de milieu naturel, de langue et peut-être d'origine.

— Il est tout entier coulé dans le moule uniforme d'une même civilisation, beaucoup plus tyrannique et plus rigide que la civilisation occidentale.

Quelques traits principaux de l'esprit chinois. — La « face » : importance suprême des convenances; la forme dominant le fond. — Abîme qui sépare la pratique de la théorie en toutes choses, notamment dans le gouvernement; corruption séculaire de l'administration chinoise. — Ses vices, surtout sensibles directement aux hommes progressifs et aux plaideurs; légèreté des impôts; la masse du peuple vit contente de son assez misérable sort. — Bonne humeur et esprit de joyeuse résignation des Célestes. — Calamités auxquels ils sont exposés; leur indifférence à la mort et à la douleur pour eux-mêmes et autrui; la pitié, sentiment inconnu en Chine; pourquoi, malgré tout cela, les Chinois sont de mauvais soldats. — La piété filiale et le culte des ancêtres; leurs bons et leurs mauvais côtés; forte organisation de la famille, condition des femmes. — Vices

TABLE DES MATIÈRES

des Chinois : l'amour du jeu, l'opium; leur malpropreté et leurs superstitions. Leurs grandes qualités. — Le peuple n'est pas en décadence comme l'État, mais son esprit a perdu toute élasticité; difficulté de détourner ses regards du passé vers l'avenir. — Premiers effets du contact de l'Occident a63

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