A RÉTABLI L'ÉQUILIBRE ENTRE LES PARTIS POLITIQUES
Les auteurs de la réforme électorale voulaient ramener entre les partis représentés au Parlement un heureux et juste équilibre qui n'avait jamais existé. Quel a été le système adopté pour atteindre ce résultat ? Comment pouvait-on répartir les sièges entre les listes concurrentes suivant une proportion mathématique ?
La chose paraît très simple en principe. Il suftisait, dira-t-on, de diviser le nombre des électeurs qui ont pris part au vote par le nombre de sièges à pourvoir : On à ainsi l'unité de représentation, le quotient électoral. Et quand il y aura des fractions, ce qui d’ailleurs sera le cas général ? dans ce cas, on attribuera le ou les sièges vacants à la
or
fraction la plus grande, disent les uns, au parti qui aura atteint le plus fort chiffre électoral, disent les autres. À
Ce procédé, généralement adopté en Suisse, a pour lui l'avantage de la simplicité mais n’est pourtant pas celui qui arrive le plus près de la proportionnalité désirée. Le système de M. d'Hondt qui lui a été préféré en Belgique fournit des résultats plus exacts.
Un simple exemple nous le montrera.
Appliquons d’abord le procédé suisse dit du quotient électoral aux résultats de la première élection de Bruxelles, sous le régime de la Représentatation Proportionnelle.
Il y avait dans cette circonscription dix-huit représentants à élire. Or les votes se répartirent de la manière suivante :
L.I. La liste catholique....recueillit 89.964 v. LAIT » socialiste. .... » 59.389 »
DIT. » libérale; » 32.383 »
PATATE » progressiste .. » 24.185 »
IAE » desdém. chrét. » LOADISNS RAVE » des indépend. » 981500
Tota1%229291705
Voilà donc 225.917 voix obtenues pour 18 représentants. Divisons 225.917 par 18, nous aurons, d’après le système du quotient de M. Nawvillle, le mètre électoral, c’est-à-dire le chiffre minimum qui
Er
peut conférer un siège. Ce chiffre est dans le cas présent 12,550.
En opérant la division du nombre de voix obtenues par chaque liste par ce quotient électoralnous avons :