DIVISIONS DU DOMAINE
Les chevaux de sang, étant donné leur précocité, doivent avoir, en outre de leur alimentation en vert, un gros appoint d'aliments concentrés, c’est pourquoi il est naturel d’avoir, à côté des herbages du haras proprement dit, des terres de culture capables de fournir avoine, orge, etc. et dispensant ainsi l’éleveur de se les procurer au dehors à grands frais.
* Le domaine de Menneval, très complet à ce point de vue, se divise en deux parties fort distinctes :
1° le haras proprement dit et ses herbages ;
2° les terres de cultures.
(Laïssant de côté les bois, parcs, dépendances du chàteau qui pourraient former une 3° partie n'ayant, pour notre sujet, qu'un intérêt secondaire.)
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Notons en passant que lés terrés de culture permettent d'exploiter, secondairement à l'entretien du haras, une bande de vaches laitières fort remarquables.
La surface totale des terres est d'environ 350 hectares,
comprenant :
Herbages et prairies ........ 70 hectares Terres de labours .......... 90 — BOIS ee Me PS MR eee 190 —
1° Haras proprement dit
Les herbages et prairies du haras sont établis en par- - tie sur les terrains d’alluvions de la vallée de la Charentonne, en partie sur les premières pentes recouvertes encore de terrains d'alluvions, enfin, une 3° partie sur le plateau tend à s’accroître chaque année et empiète sur les terres de labours. D |
Les herbages qui occupent la vallée fournissent une herbe abondante, mais sont inondés en partie durant l'hiver, à cause de lirrégularité du cours de la Charentonne. Cette rivière, qui fournit une force motrice gratuite à de nombreux industriels de la région, est un peu surchargée à ce point de vue par ses usagers, au grand détriment des autres riverains et notamment des cultivateurs. Les industriels font à leur profit des retenues d’eau leur permettant de travailler de façon plus suivie ; un syndicat des rive-. rains à été constitué pour protester contre cet usage, mais
son action est encore inopérante, faute de sanctions applicables. Chez lui, M. Dauger 4 dû faire créer à grands frais de nombreux fossés et canaux d’écoulements mais, malgré ces drainages superficiels, la flore de ses terres basses reste encore néttement acide ; il essaye de corriger cette acidité par l'emploi judicieux des scories de déphosphoration et de la marne, trouvée à pied d'œuvre, en affleurement et dont la réaction fortement basique a dans l'espèce les meilleurs effets.
Les prés qui occupent les premières pentes, sont beaucoup plus sains, l'herbe y est de meilleure qualité On trouve dans quelques-uns de ces herbages des boxes isolés, ou des abris dont nous parlerons plus loin au chapitre des Dâtiments et aménagements. :
Les prairies naturelles qui se trouvent sur le plateau existaient déjà depuis longtemps pour une certaine partie, l’autre a été créée récemment.
2 Terres de cultures
Elles sont toutes situées sur le plateau et constituent le début des « franches terres du Lieuvin ». Ce sont d’ailleurs d'excellentes terres « très franches » comme l’indique leur nom générique. Elles sont exploitées suivant un assolement quadriennal ; les quatre soles étant :
Betterave
Blé
Avoine
Prairie artificielle
Prairie artificielle -— durant 3 ans, — la 4° année cette sole rentre dans le cyele triennal, tandis qu’un autre quart du domaine vient prendre sa place. Il serait trop long d'envisager .ici les avantages de cette méthode que les techniciens les plus autorisés regardent comme excellente à tous points de vue.
D'une façon générale, notons, dans l’ensemble du domaine, la tendance, fort naturelle d’ailleurs étant donné le milieu en général et le but de l'exploitant, à augmenter la production fourragère, par la création de prairies nouvelles. Autrefois, les terres de cultures proprement dites, occupaient 100 hectares contre 60 de prés, actuellement 40 hectares ont été transformés en prairies, ce qui donne la proportion suivante :
Terres iabourables .......... 99 hectares Prairies on er rue + 70 —
AMENAGEMENTS ET LOCAUX
L'élevage en plein air, l'idéal pour certaines races de chevaux, ne peut être réalisé pour le pur sang, étant donné la sensibilité particulière de cet animal et le capital qu'il représente. Bien que la plupart des haras soient situés dans des pays à climat tempérés et humides, une telle mesure éliminerait d'emblée les sujets les plus délicats et, bien que pouvant paraître avantageuse au point de vue sélection et amélioration des qualités d’éndurance de Ja
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race, ne laisserait pas de devenir désastreuse pour le propriétaire.
H faut, néanmoins, reconnaître que l'air et l'exercice restent au premier rang des facteurs hygiéniques, dont dépendent la santé du fœtus « in utéro » et plus tard du jeune après sa naissance.
Les bâtiments devront être aérés, aussi près que pos- Sible de la température extérieure, bien éclairés et, en thèse générale, orientés à l'opposé des vents dominants. Les animaux, en dehors du confortable qu'ils leurs assurent pendant les grands froids ou les fortes chaleurs, y trouveront régulièrement les aliments concentrés qu'il est nécessaire de leur distribuer pour arriver à la précocité exigée aujourd’hui.
Disposition générale
I est impossible de dire que le haras de Menneval ait été construit suivant un plan ordonné, tout d’abord parce que ses divers bâtiments ne datent pas tous de la même époque, ensuite parce que leurs destinations premières différaient vraisemblablement, et enfin, parce que les différents propriétaires n’ont pas tenu à les grouper suivant un ordre donné,
Les principaux bâtiments sont situés à peu de distance du château dans un coin de parc ombragé. Ils y forment plusieurs groupes : d’abord le boxe de l'étalon,
les boxes de la maternité, enfin, cinq autres groupes de boxes disséminés dans le parc et quelques-uns au milieu des herbages.
Si ce genre de disposition, qu’on pourrait appeler avec quelque raison un système dispersé, présente de nombreux inconvénients au point de vue de la main-d'œuvre : distribution des aliments, renouvellement des litières, etc, il a, par contre, un immense avantage ; c'est d'assurer naturellement l'isolement presque absolu entre les .différents groupes en cas d'épidémies.
Quelques-uns de ces bâtiments n’ont pas été, comme je l’ai dit plus haut, destinés tout d'abord au logement des chevaux ; ils n’offrent donc qu'un médiocre intérêt. D'autres, par contre, méritent une description spéciale.
1° Boxe de l’étalon
Nous avons vu dans le chapitre consacré à l'historique du haras, que Menneval fut de 1875 à 1907 un dépôt d'étalons nationaux, ceux-ci étaient alors logés dans un pawillon situé à l'écart ét comprenant quatre boxes. Actuellement, l’étalon particulier du haras est toujours logé dans l'un de ces boxes, mais les deux autres, qui ouvrent à l'opposé, servent à loger les juments. Ce pavillon possède un étage supérieur servant de logement à l’étalonnier et lui permettant d'exercer une surveillance étroite. I] est entouré de deux côtés par une palissade élevée, délimitant une cour longue de 25 mètres et large de 15, où se font les
* saillies, on y trouve la barre de présentation, sorte de couloir limité par deux cloisons de bois de 1°35 de haut sur 3 mètres de long, garnies de rouleaux à leur partie antérieure et supérieure. Elle est protégée contre les intempéries par un petit toit en appentis à 2"50 du sol.
Le boxe de l'étalon a 6 mètres de long sur 3 de large et 3 de haut, le sol est cimenté, les angles sont arrondis ; il est entièrement plafonné, les murs sont enduits d'une peinture à base de goudron jusqu’à une hauteur de 2 mètres la couleur noire manque évidemment de coup d'œil et d'esthétique, mais cet inconvénient est largement compensé par les avantages de l’action antiseptique de l’enduit.
Le boxe donne sur la cour de monte par une porte à deux battants superposés, l’inférieur de 1°40 de large sur 1°50 de haut, le supérieur de méme largeur et de 90 centimètres de haut. Quand le battant supérieur est ouvert, on rabat à sa place pour éviter tout accident, un solide panneau grillagé.
Comme aménagements intérieurs, le stricte nécessaire : une mangeoire en ciment et un large anneau métallique dans lequel se place le seau dont on renouvelle l’eau plusieurs fois par jour.
2° Boxes de la maternité
Ce groupe comprend huit boxes, dont quatre spécialement destinés à la surveillance des juments à terme. Cons-
ce 48
truit en 1890, ce bâtiment est fort bien compris et mérite d'être donné en exemple pour faire ressortir les avantages incontestables que présentent l'isolement et la surveillance des juments lors de la mise bas.
Comme, en dehors de l’époque des poulinages, il sert à abriter des juments suitées, il est entouré d’un large paddock commun, où les bêtes peuvent sortir et prendre de l'exercice, c’est pour la même raison que nous trouvons aussi dans les boxes deux mangeoires, une pour la mère, une pour le jeune, avec comme dans tous les autres locaux du haras, l'anneau métallique destiné à recevoir le seau d’abreuvement. < |
Les boxes sont vastes, on y accède de l'extérieur par de larges portes garnies de rouleaux, la partie supérieure de ces portes est indépendante et permet l'éclairage et l’aération qui est aussi obtenue par de larges vasistas portant charnières à leur bord inférieur, ce qui évite l’arrivéa directe de l'air sur le dos des animaux. Le sol est cimenté.
Le bâtiment est coupé en deux par un pavillon central à deux étages, dont la partie inférieure forme une chambrette où couche le stud groom à l’époque des poulinages ; quatre boxes communiquent avec elle par des judas et des portes à glissières. Dans cette chambrette se trouvent tous les médicaments et instruments nécessaires en cas de part dystocique ou simplement tumultueux. Un jeu de sonnettes | permet au stud-groom d'appeler à l’aide, car le jeune pur-
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sang étant un animal délicat par excellence, il convient d'intervenir si au bout de 15 à 20 minutes les efforts expulsifs de la jument restent sans résultat ; le poulain ne peut en effet résister plus d’une demi-heure à partir du moment où il se trouve engagé dans le bassin.
Ces circonstances ainsi que la grande valeur du produit motiveraient suffisamment l'existence des boxes Ge maternité surveillés, mais une autre raison non moins importante vient s'y ajouter. Il importe, en effet, de prenûre dès la naissance du jeune toutes les précautions nécessaires à la prophylaxie des maladies microbiennes. Cette question ayant été traitée de main de maître par M. l’Agrégè Lesbouyries, dans une conférence publiée dans la « Revue de zootechnie » (août 1928), nous ne pouvons mieux faire que de nous y rapporter.
Leurs manifestations — ensemble de troubles graves, généraux ou locaux — appelés d’abord par Cadéac « Pyosepticémie des nouveaux-nés », sont réunies par M. Lésbouyries, sous le nom plus général de « maladie de nouveaux-nés ». Il leur reconnaît quatre modes d'infection :
1° l'infection du germe, non démontrée pour le germe mâle, mais qui reste possible pour le germe femelle.
2 l'infection du fœtus in utéro, de connaissance relativement récente, mais à laquelle on attache de plus en plus d'intérêt et dont la preuve repose sur de nombreux faits d'une importance capitale.
3° l’infection du jeune au moment de la naissance, ad-
ee. Se
mise depuis longtemps déjà, mais à la vérité exceptionnelle, le nouveau-né étant protégé par les enveloppes et par les eaux fœtales.
4 enfin, l'infection post partum, qui est au contraire souvent réalisée et explique presque tous les cas de contagion observés dans les écuries.
Après sa naissance le jeune peut Se contaminer, soit par la voie digestive, soit par la voie ombilicale,
La pénétration des germes par la voie ombicale est très fréquemment observée en 1832. Lecocq, étudiant les lésions de polyarthrite ou forbéture des poulains, constate la suppuration de la veine ombilicale. Lui et Bollinger, en 1875, firent admettre par leurs travaux la possibilité de l’origine ombilicale de cette affection, les microbes pouvant d’ailleurs emprunter cette voie sans altérer le cordon, ni même l’enflammer, l'infection se propageant surtout chez le poulain, par les artères ombilicaies (Gmelin).
La voie digestive est aussi très accessible aux gerines. Lors de la souillure de la litière par un délivre ou un fœtus infectés, lorsque le cordon ombilical ne s’infecte pas, le jeune peut lécher la litière, le trayon de la mère peut être souillé. On note d’ailleurs que l’action des microbes pathogènes est favorisée par l’absence de microbes antagonistes et que leur virulence est souvent exaltée par le passage en série sur d’autres animaux.
De cet exposé succinct des modes de contagion du jeune, ressort l'importance du rôle prophylactique joué par l’iso-
Re.
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lement des mères au moment de la mise-bas. L'absence de maternité est une cause principale de la persistance des épidémies qui déciment chaque année les élevages. La propagation indéfinie de la maladie des nouveaux-nés est assurée par le contact des animaux sains avec des animaux malades ou avec les litières de ceux-ei.
D’autres moyens prophylactiques, ligature et pansement ombilical, administration du colostrum maternel, sont non moins indispensables, nous y reviendrons plus loin.
3 Autres groupes de boxes sans destination particulière
Un groupe de huit boxes est entièrement construit en bois et couvert de tuiles, la partie postérieure forme hangar à fourrage.
Ces boxes, destinés à recevoir la mère et son pouiain quand celui-ci est déjà à l'abri de par son âge des affections les plus dangereuses, ne sont pas du type cellulaire et les cloisons de séparation ne montent que jusqu'aux deux tiers de la hauteur, entre le plancher et le plafond ; il y règne donc une aération plus intense, premier acheminement vers la vie idéale en plein air.
Les autres groupes ne présentent rien de spécial, leur description nous entraînerait trop loin.
Signalons encore l'existence d’un manège couvert, destiné à permettre l'exercice de l’étalon quelque soit le temps et l’état du sol.
Notons enfin que l'éclairage électrique est fourni dans toute l’exploïtation par un moulin situé en face du haras. sur la Charentonne.
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Reproduction du Cheval de Pur-sang au Haras de Mennevël |
. On peut diviser la reproduction du cheval de pur-sang en deux parties. |
L'une, toute théorique, s’étudie uniquement sur le papier, ou plus exactement sur les papiers des reproducteurs ; c’est le choix et l’anplication de la méthode de croisement (1).
L'autre partie comprendra la pratique proprement dite de la reproduction ; choix de reproducteurs, leur hygiène spéciale, et la mise en œuvre des différentes méthodes de fécondation. ;
CHOIX ET APPLICATION DE LA METHODE DE CROISEMENT On a beaucoup écrit sur l'utilité ou l’inutilité d'avoir en matière d'élevage, une méthode de croisement. Les au-
({) Les éleveurs de Dur sang ne prennent pas le terme « croisement »
- dans le sens que lui donnent les zootechniciens ; accouplement d’indi-
vidus de races différentes, pour eux « croisement » est synonyme d'’accouplement dans la race, c'est dans ce Sens que nous l’emploierons sans plus de commentaires,
38 Le
teurs pouvaient apporter dans ces. polémiques l'appoint de leur longue expérience ; aussi me garderai-je de discuter leurs opinions pour ou contre.
J’estime seulement, d'accord en cela avec les auteurs mêmes de ces méthodes et ceux qui les mettent en œuvre, que l'élevage n'est pas une opération mathématique dont on puisse prouver l'exactitude par quelque chose d'aussi facile que la preuve par 9 et qu'il n’est pas de méthode qui puisse permettre d'obtenir, à coup sûr, un produit de choix, où comme le dit Lottery lui-même : « I n'est pas de formule chimique pour jeter dans un creuset les éléments constitutifs d'un crack. »
L’'instabilité des résultats découle d’ailleurs des lois de l'hérédité. Nous savons, en effet, que les caractères ancestraux peuvent sauter une ou plusieurs générations, ce qui explique déjà suffisamment pourquoi deux produits issus du même père et de la même mère pourront ne se ressembler en rien. Que penser alors des résultats si nous admettons la théorie de l’imprégnation de la mère ?
Il n’en est pas moins admis par tous les éleveurs, que l'origine joue un grand rôle dans la valeur d'un cheval de sang et que nombre de calculs de probabilité sont faits sur le seul examen des pédigrés.
Il n’y a, dès lors, aucune raison pour ne pas essayer da baser ces calculs sur l'une des méthodes prônées par: les auteurs, il faut simplement avoir la sagesse de ne pas
sr
trop compter sur des résultats extraordinaires et n’en attendre que ce qu’elles peuvent donner.
Deux théories se présentent aux éleveurs pour leur servir de guide dans les labyrinthes du Stud book, mais avant de les exposer il ne me semble pas inutile de rappeler quelles sont les bases qui permettent de les appliquer et de parler un peu des origines du cheval de pursang.
Les deux grands processus qui ont présidé à la formation de la race de pur-sang anglais sont : d’une part — comme dans toute race pure — la consanguinité ; d’autre part, la sélection par les courses.
La consanguinité fut poussée à un degré considérable :
En effet. Prenons un cheval de pur-sang anglais actue)l et cherchons combien il avait d'ancêtres à la 25° génération (environ vers 1600). On trouve que ce nombre est égal à 2" .soit 38.554.482, Il n’est pas besoin de dira qu'à cette époque la population chevaline de toute l'Angleterre n'’atteignait pas le 1/100 de ce chiffre et que dans toute cette population le pur-sang n'était peut-être représenté que par quelques centaines d'individus.
D'ailleurs, l'examen du pédigré de n'importe quel cheval de pur-sang révèle tôt ou tard de nombreux « inbreeding ».
On pourrait arguer que cette consanguinité formidable aurait dû, en plus de la fixation des caractères et aptitudes de la race y amener des dégénérescences profondes.
M. E. Nicard répond pleinement à cette objection. dans
ERA À à Qoe son livre, très documenté, sur l’inbreeding et l’out-crossing.
Après avoir relaté les opinions les plus autorisées sur ce sujet, il montre que la consanguinité n’agit qu'en exagérant les qualités ou les aptitudes morbides des individus.
« Elle n'offre aucun danger, bien au contraire, dans les
« races pures. Elle y favorise même la transmission des « meilleures qualités. Ce n’est pas la consanguinité qui est
« saine ou morbide, c’est le terrain sur lequel elle se pro-
« duit. »
Elle se trouve donc compensée largement dans ce qu’elle pourrait avoir de nocif pour l’avenir de la race de pursang, d’abord par la sélection par les courses, ensuite par « J’out-crossing ».
La sélection par les courses, considérable elle aussi, élimine impitoyablement de la reproduction les sujets inférieurs ou même médiocres. Elle permet donc à l’action, pour ainsi dire « exagérante » de la consanguinité de ne
s'exercer qu’au prorata des qualités.
Un autre facteur interviendrait aussi, d’après M. Nicard pour contrebalancer l'influence de l'inbreeding, c'est ce qu'il nomme l’out-crossing atavique.
« En effet, dit-il, les ancêtres de la race étant des ani- « maux très différenciés, se propagent à travers les âges « avec une grande fixité, leurs descendants, désignés par « la sélection impitoyable des courses, se croisent de nos
« jours comme eux se croisaient il y a quelques centaines « d'années à la formation du pur-sang. »
Cet out-crossing se produirait dans les croisements entre les familles de juments et en outre, par les croisements des courants des trois chefs de race : Herod, Eclypse et Matchem, descendant eux-mêmes de trois pères très différenciés :
Darley arabian, Byerley turk, Godolphin Barb.
- Enfin, M. Nicard pense (avec le Comte Lehndorf, directeur des haras d'Allemagne) que les individus d’une même variété, mais d’'habitats différents, forment encore un out-crossing en Cas d'union : :
L'influence du milieu, si profonde il est vrai, suffirait donc à différencier suffisamment deux individus consanguinés pour que leur produit ne supporte pas les inconvénients possibles de cette consanguinité.
En fait, la théorie de l’out-crossing atavique est fort séduisante, car, d’après les travaux de l’auteur australien Bruce Lowe on trouve, comme je l'ai dit plus haut, pour chefs de race trois étalons fort dissemblables :
Darley arabian, Byerley turk, Godolphin barb.
Quant aux origines féminines, Bruce Lowe note l’absence de sang arabe,
« Cela vient probablement — écrit-il — de la difficulté « qu'il y avait au XVIT° siècle à se procurer de purs Arabes « et surtout des juments. Il semble qu’à cette époque, tes « Arabes répugnaient à se dessaisir de leur bonnes fe-
« melles, afin de garder pour eux la suprématie de l’éle- « vage. »
Mais parmi les 50 juments qu’il considère comme « têtes de lignées femelles » dans son « figure-système », les sept premières étaient d’origine barbe. Ces juments ont alors servi d’out-cross et leurs descendants directs actuels peu- vent encore, dans certains cas, être utilisés dans le même but.
11 m'est impossible, puisque j'ai nommé Bruce Lowe de ne pas faire de suite mention de son « figure-système ». Mais auparavant, je dois noter que la base d’un système de croisement quel qu'il soit, est évidemment la sélection par les courses. |
Il n’est guère possible, en effet, d'apprécier la valeur du sang d'un animal que par la valeur des ancêtres qui Je lui ont transmis et la valeur d'un individu n’est sanctionnée que par l'épreuve. Il faudra donc de toute évidence, puisqu'il faut apprécier la valeur des descendants, se baser sur les résultats des compétitions dans lesquelles ils ont été engagés et dresser en quelque sorte une statistique de leurs succès.
Et c’est bien, en effet, sur les résultats des grands « évents » classiques que sont appuyés les deux systèmes de croisements dont je vais essayer de résumer en quelques lignes les principes.
Système de Bruce Lowe
Dans son: livre « Breeding racehorse’s by the figure système », Bruce Lowe présente aux éleveurs une théorie fort séduisante par sa simplicité et son originalité.
Ï} nomme les familles d’après leurs origines féminines et trouvant ainsi 50 juments ou « souches de familles » il les classe d’après le nombre de vainqueurs qu'elles ont produit.
Ce n’est donc pas la qualité des mères en course qui intervient ici, mais plutôt leur aptitude à produire des vainqueurs.
Ceux-ci sont jugés dans les trois grandes compétitions anglaises : Derby, Oaks et Saint-Léger, depuis leurs fondations en 1777, 1779 et 1780.
Les 50 familles sont classées par numéros de 4 à 50, les premières étant celles qui comptent le plus de gagnants, Bruce Lowe les divise en familles de « Sires » et familles de « Runnings », Classification qui montre que la plupart des grands chevaux de course ont été produits par les familles 1, 2, 3, 4 et 5 et les étalons et les poulinières dont l'influence s’est fait le plus sentir dans l’ensemble de la production par les familles 3, 8, 14, 12, 44, il fait ressortir ensuite ‘l'avantage qu’il y a à choisir des reproducteurs dans les lignées qui comportent le plus de gagnants. L'ordre dans lequel sont classées les familles ne donne que leurs positions respectives au moment où Bruce Lowe
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a écrit son livre, mais il est susceptible d'être modifié avec le temps comme il le prévoit lui-même d'ailleurs.
Dans un petit opuscule où il commente le système de Bruce Lowe, M. de Salverte montre qu’il vaut encore mieux s'attacher à la tribu, c'est-à-dire à la « branche à succès » de la famille qu’à la famille elle-même, et il définit ainsi la tribu : « Le résultat d’une combinaison qui n’a pas « seulement réussi mais qui a conservé de par elle-même ‘ « assez de force de production pour devenir à son tour « une base utile dans une nouvelle combinaison. »
Il passe ensuite en revue les familles de Bruce Lowe et constate que certaines d’entre elles ne réussissent pas en France et subissent mal l'influence d’un milieu qui leur serait défavorable.
Point plus intéressant, il donne un aperçu des croisements avec lesquels chaque famille a le mieux réussi et complète ainsi le système par l'appréciation des résultats ebtenus. | ee +
Système de Lottery
Je m'étendrait un peu plus longuement sur le système âe Lottery parce qu’étant appliqué depuis 14913 au haras de Menneval, il entre directement dans le cadre de mon sujet.
Il apparaît, à première vue, comme plus mathématique et plus général que celui de Bruce Lowe.
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1° parce que l’auteur tient compte dans ses «, dosages de sang », du degré d’éloignement des ascendants ;
2° parce qu'il est basé sur les résultats des principales courses françaises et anglaises ;
3° parce que Lottery, dans le choix des ascendants, ne tient pas compte de leur sexe, mais uniquement de la prépondérance de leur influence.
Ceci, sans vouloir diminuer en aucune façon le mérite de Bruce Lowe, ni vouloir pousser plus avant la parallèle, car mon inexpérience aurait mauvaise grâce à dresser l’un contre l’autre ces deux grands maîtres de l'élevage théorique, qui ont tous deux de nombreux partisans. -
Le système de Lottery est basé sur la constation, faite par son auteur, de ce que les vainqueurs des principales grandes courses françaises et anglaises sont issus de parents et de familles différentes, mais qui tous contenaient une proportion, à peu près fixe, du sang des chevaux les
plus illustres d'il y a un demi-siècle et plus.
En remontant à douze générations on trouve pour chaque sujet 2**—4096 auteurs, les dosages des sangs des principaux auteurs seront donc appréciés par une fraction ayant pour dénomination 4096, soit N/4096.
L'examen des pédigrés fait ressortir qu’en dehors des trois chefs de la race pure, dont voici les dosages :
Hérod 750 Eclipse 568 Higflyer (1) 543
et dont les proportions tendent à se fixer par leur éloignement, huit autres célébrités moins anciennes se retrouveni dans les papiers des vainqueurs récents. Ge sont :
Birdcatcher 300 Pantaloon 200 4096 4096 Touchstone 300 | Melbourne 150 (Une jument) 4096 4096 Pocahontas 300 | Bay Middleton 120 2096 2096 Voltaire 200 Gladiateur 120 2096 2096
Lottery a établi également par la suite les dosages d’un certain nombre de grands animaux, intermédiaires entre la série Hérod et la série Birdcaicher, car il avait remarqué que certains produits bien constitués, munis d’un excellent mécanisme, remarquablement doués au point de vue Hérod, Eclipse, Higflyer et renfermant des sangs précieux, n’a- ” vaient pas toujours la qualité qu'on pouvait ‘attendre d'eux, bien que la série Birdcatcher fut bonne.
(1) Si l’auteur choisit comme troisième grand ancêtre, à la place de Matchem, Higflyer c’est que le sang de celui-ci entre pour un plus fort coefficient que celui de Matchem dans les pédigrés actuels La descendance de Godolphin barb n’est représentée dans son système que par Melbourne et Sorcerer.
NERO FA SAGE III PTIT SE DE SO TEA La x -
MR dE Cette 3° série comprend :
Waxy 258 Tramp 114
0% 4096 Orville 252 Walton 111 4096 1096 Buzzard 208 Sorcerer 106 | 4096 | 1096 Blacklock 162 Catton 64 4096 4096
Les dosages de cette série ont d’ailleurs également dès à présent une grande tendance à la fixité absolue à cause de leur ancienneté.
Chacun des vainqueurs récents ayant des courants de sang se rapprochant de ces proportions, pour arriver à produire des chevaux de grand ordre, il faut, non pas réaliser rigoureusement des dosages normaux, ce qui est impos- Sible mais chercher à s'en rapprocher ; croiser par exemple une jument ayant 600 de Pocahontas au lieu de 300 et 20 de Melbourne au lieu de 150 avec un étalon ayant très peu de Pocahontas et beaucoup de Melbourne.
Cette méthode est évidemment un peu ardue, mais son auteur en a facilité l'application, en établissant les dosages des principaux étalons français et anglais actuels et des grands étalons de la moitié du siècle dernier.
Pour arriver à établir ces dosages, Lottery a examiné
RTS EEE TRMREPSEREAENPNI x
LS
les pédigrées de tous les vainqueurs de France et d’Angleterre. 11 y a fait un certain nombre de constatations plus générales et il commente chacune d'elles dans un chapitre de son « traité technique d'élevage ».
I1 serait trop long de les rapporter ici, car notre but n’est pas d’entrer dans une analyse complète de l’ouvrage de Lottery, néanmoins il importe de donner encore quelques idées nécessaires à l’application de sa méthode.
Cette application consiste à établir le dosage d'une poulinière et d’un étalon et à voir si le dosage de leur produit cadrera avec le dosage normal.
Il arrive souvent que l’on doive aller assez loin pour trouver le nom d’une jument ou d’un étalon connu, les calculs sont alors fort longs, surtout en ce qui concerne la série Hérod. <
Prenons un exemple : Soit à déterminer le dosage de Ayrshire dont voici le pédigré :
Hampon Ayrshire Galopin ‘Atalanta { Thormanby Feronia:
Stockwell l Woodbine
Honeysuckle Les dosages de Hampton, Galopin, Thormanby, Stockwell et Honeysuckle (Sœur de Newminster) figurent dans
l'ouvrage de Lottery, il est donc inutile de remonter plus haut. peer |
Pour calculer le dosage de Ayrshire il faut calculer
successivement les dosages de ses différents auteurs à partir du plus éloigné en procédant comme suit :
Woodbine 1/2 1/2 Stockwel Honeysuckle
-Hérod 840 608 == 124 HONUe Ce 2. 0 4096 Eclipse 592 + 528 = 560 4096 Xe DA 4006 Higflyer LU 416 = 49 A0 dt 2000
Feronia
172 172 Thormanby Woodbine
Herod DU 0 (4 2 T0 D) 400 X 2 2096 Eclipse 708: S0p Nr 4096 x 2 4096 Higflyer 584 + 424 — 504 4096 . X 2 4096
f sé 0 =
Atalanta 1/2 1/2 Galopin Feronia Herod 596 + 700 CSS 4096 X 2 4096 Eclipse 600 - + 634 = TB 4096 X 2 4096 Higflyer 496 + 504 500 4096 x 2 4096 Ayrshire 1 ie Hampton Atalanta Herod 753 + 758 RE | 4096 x 2 4096 Eclipse 561 À 617 — 589 4096 x D Se 400 Higflyer 520 + 500 = 510 4096 X 2 4096
Comme ‘on le voit ce calcul ne laisse pas que d’être assez compliqué, il faut de plus pour l’établir posséder tous les stud book français et anglais et une bibliothèque de sport assez complète pour pouvoir rétablir les a à un degré assez éloigné.
Quant au résultat de la méthode : un cheval ayant da
dosage se rapprochant de la normale peut être un mauvais chevel de course, C’est un simple calcul de probabilités que l’auteur a établi là, mais l’éleveur qui l’applique aura toujours la satisfaction de n'avoir rien négligé de ce côté-là.
Notons que ce calcul est encore assez bon puisqu’au haras de Menneval il a donné naissance à quatre chevaux de bonne classe,
L'Etalon
Son choix est très important, car si l’étalon transmet bien ses qualités, il transmet également bien ses défauts.
On tiendra compte en premier lieu du pédigrée et des performances.
Du Pédigrée : pour qu'il soit en rapport avec celui des juments avec lesquelles on veut le croiser. Des performances : parce que contrairement à ce qui se passe pour les juments, un étalon qui à beaucoup couru est en général un bon reproducteur ; cela prouve en plus qu'il est résistant et qu'il a des qualités de vitesse et de fond, pouvant se transmettre à ses produits.
Pour que ces qualités puissent se transmettre, il faut qu’il possède en plus la puissance héréditaire ou « aptitude à tracer ».
C’est une aptitude qui ne peut guère se deviner physiquement et on ne peut la constater qu'au bout de trois où quatre ans, si l’étalon a bien produit au haras, mais il semble qu'elle ait plus de chances de se manifester si l’étalon a bien le cachet de son père et paraît par là apte à continuer la lignée,
Sete
Le modèle a peu d'importance, chaque famille, chaque lignée ayant son type particulier.
Au point de vue conformation, il f'aut étant tout veiller à ce que l'animal puisse se reproduire.
On recherchera en plus chez lui tous les détails d’extérieur indiquant l'aptitude à courir :
Poitrine développée Epaule longue et musclée Avant-bras long très développé et très musclé Rein court et large - ?
- Croupe large et longue un peu oblique Grand développement de la cuisse et de la jambe Jarrets forts eee Tendons bien détachés ; F2 :
Pieds bien conformés, etc.
Les chevaux ayant des aplombs défectueux (1) ou des tares devront être absolument rejetés de la reproduction, à moins que ces tares ne soient la conséquence d'accidents ou de fautes commises pendant l'entraînement.
__ Enfin, il est bon de s’assurer avec le plus grand soin de l'intégrité du cœur, du poumon et en général de tous les organes vitaux. ;
L'étalon du haras de Menneval est Po Pilliwinkie ; il fut acheté en 1913 aux ventes de Newmarket sur les conseils de Lottery, qui a publié sur lui une étude très complète dans le ee du jockey du 31 décembre 1943.
(1) Exception faite à ce point de vue pour les brassicourts.
= Do à Voici le pédigrée de Pilliwinkie :
Voltigeur
AQU Miss ridgway :
Oalapin Flying dut- | Flyng dutthmann chess Merope St. Simon Harkaway RINEFON POCAHONTAS Saint angela ' £ on William SRE Little fairy The :
Lee Blinkhooli | Due hou Wisdom { STOCKWELL = ie | Jeu d'esprit Gravity & \ Wild Dairell | Perse | England’s beauty Enigma : Newminster | The sphinx Madame Stodare Rilifwinkie STOCKWELL RSS | Paradigme ‘ouchet Wild Dayrell Lady Andiey Dan of little red rowe Juggler J Scottisch-{( Lord of the Isles chief Miss Ahn Enchantress Blair athol RUpANES Wergiss mein nicht Conjure à Beadsman EEE Pero mez 8° Student Salamanca Bravery Connie ee arkaway KING TOM Pocahontas Raid : Moutain dear Nightingale Clarindor
HG =
Voici, de plus, les dosages de Pilliwinkie établis d’après le système de Lottery :
Série Herod Eclipse Higflyer 771 1/2 565. 522 1/2 Série Waxy Orville Buzzard Blacklock Tramp 286 276 169 1/2 200 172 Walton Sorcerer Catton 84 108 48 Série Birdatcher Touschtone Pocahontas Woltaire 240 352 480 128 Pantaloon Melbourne Bay Midileton Gladiateur 64 32 224 80
William the third, le père de Pilliwinkie était un étalon de grande classe et fut un exceilent performer ; il prit part à quatorze épreuves et en gagna dix, non des moindres. Il possédait une bonne vitesse maïs se montra surtout excellent stayer.
Conjure (par Juggler et Connié) mère de Pilliwinkie, prit part à des épreuves de plat et d’obstacie et y gagna des courses modestes. Elle eut d’autres produits remarquables par leur vitesse, aptitude qui doit venir en partie de Juggler. Ce cheval était en effet un sprinter remarquable.
Performances de Pilliwinkie
Fr « 7
Sur les six courses auxquelles il prit part à deux et
trois ans, il remporta deux victoires, se classa deux fois second et une fois troisième. |
I débuta à Newmarket sur les 1.000 mêtres des « Triennial Produce Stakes » et y triompha de sept concurrents, battant. d’une encolure Cantilever.
Moins heureux quinze jours plus tard dans les « Prendergast Stakes », il fut désavantagé au lever des rubans et finit troisième. |
A trois ans, dans le « Newmarket Biennal » (1.600 mètres) il trouva une résistance acharnée dans Nassau qui, avantagé de onze livres, réussit à le battre d’une demi-longueur..
1 ne fut pas plus heureux dans l’ « Hasting Plate » (2.000 mètres) où il eut pour excuse d’être resté sur place lors du départ. |
Mais un mois après il triompha dans l’ « Ascot Derby » (2.400 mètres) devançant de plus de dix longueurs son rainqueur de la course précédente et courant la distance en 2’ 32”.
Cette victoire le classait comme le favori des « Princess of Wales Stakes », mais il claqua d’un tendon au moment de l'effort et finit complètement boiteux.
Produits de Pilliwinkie
I1 donna après la guerre plusieurs produits intéressants, parmi lesquels je citerai Seddul-Bahr (par Silent Jenny), Rodia et Roskild (tous deux par Roseen Dhu), Petit palais (par Palme d’or), L’Escurial (par Sinte), et Libre pillard (par Libertad), enfin, Esonos et Crépitement (par Céréderes Victos).
ES
Ces divers produits rapportèrent en plat 577.140 Îr. En obstacle et seulement pour mémoire, Sugana et Sylphide rapportèrent ensemble 84.079 fr.
MORE RE er, 661.919 fr.
(Ce chiffre ne compte que pour quatre ans de courses, de 1918 à 4922, dont une en période de guerre).
Terminons en disant que Pilliwinkie est un cheval bai foncé de 1”67, longiligne harmonieux, très soudé, portant beau, parfaitement d'aplomb et possédant une rare puissance dans ses leviers d’arrière-main.
Hygiène de l'Etalon