‹ La république américaine États-Unis; institutions de l'union, institutions d'état, régime municipal, système judiciaire, condition sociale des Indiens; avec une carte de la formation politique et territoriale des États-UnisChapitre 212 sur 226 · RÉONION DE LA CONVENTION · texte numérisé non relu

RÉONION DE LA CONVENTION

semblée, 5*Wilson, de Pennsylvanie, jurisconsulleéminent, mêlé de bonne heure à la politique dont il fit un fructueux apprentissage au milieu des calamités publiques dans les coDseils du pays. 11 se distinguait comme Madison par des études approfondies du droit public ancien et moderne. 11 avait une remarquable lucidité d'idées et d'exposition, une grande vigueur d'argumentation, sachant ramener toujours au point de départ et aux vrais principes une discussion qui semblait s'égarer, se montrant ainsi l'un des membres les plus essentiels d'une assemblée dans laquelle devaient se décider les destinées de l'Amérique. 11 serait trop long, et à peu près superflu de signaler la variété des mérites individuels des autres membres de la Convention. Qu'il suffise de mentionner les noms de ceux qui prirent le plus de part aux débats, indépendamment de ceux qui viennent d'être nommés '.savoir: Edmond Randolph, l'auleur du plan de réforme] qui servit de base aux travaux de la Convention, et Mason, tous deux de la Virginie; Gerry etKing, du Massachusetts; Sherman et Ellsworth du Connecticut; Patterson, de New-Jersey, auteur d'un contre-projet de constitution ; Dickinson, duDelaware ; Luther Martin, du Maryland ; Williamson de la Caroline du Nord ; Ch. Cotesworth et les deuxPinckneys de la Caroline du Sud.

Aucun de ces conventionnels, on doit le dire, ne possédait à un haut degré le sentiment démocratique. Chez les uns, il était comprimé par la peur de la propagation de l'anarchie qui avait déjà ensanglanté une partie du pays et menaçait le reste. Chez les autres, il était subordonné à des considérations d'ordre gouvernemental qui faisaient prédominera régime politique de l'Angleterre. Tous cependant voulaient le maintien de la République, mais d'une république modérée, appropriée à l'état des esprits et que le temps seul pouvait mûrir. Longtemps préoccupés de la solution des problèmes sociaux, la plupartd'entr'eux avaient médité avec soin les constitutions des confédérations anciennes et modernes et s'étaient bien pénétrés des vices

576 UmDÉPÊNDANCE ET LA GONFËDÉ RATION.

orgnniques qtii en avaieni amené la ruine. Ua cliamp nouveau s'ouvrait devant eux. Il s'agissait d'appliquer leur expérience à des circonstances diffé rentes du passé; ils se dévouèrent à cette tâche avec une grande hauteur devue^. tempérée par d'ingénieux compromis qtii révélaient de \/ritableâ hommes d'État et rendirent seuls possible rmiion américaine. Leur œuvre, tout incomplète qu'elle fui, n'eo est pas moins très remarquable, à divers égards; car elle créa un système nouveau de gouvernement, d'une natim mixte, qui réussit a concilier l'intérêt national avec Tindividualité provinciale, en pondérant ces deux forces pour les faire concourir à un but commun.

FIN 0U TOIIE PREMIER.

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