‹ La République Argentine considérée au point de vue de l'agriculture & de l'élevage; d'après les renseignements du recensement d'agriculture et d'élevage effectué en 1887 sous les auspices de la Commission argentine de l'exposition de ParisChapitre 5 sur 30 · VILLES ÉTÉ AUTOMNE HIVER PRINTEMPS TOTAL · texte numérisé non relu

VILLES ÉTÉ AUTOMNE HIVER PRINTEMPS TOTAL

Buenos Aires (1861 à 1817). 233 238 156 22;) 8o2

Rosario (1875 à 1880). .. .. 299 366 l76 326 1.167

San Juan » » 37 50 5 45 137

Mendoza » » 41 89 21 52 203

Le ciel est généralement clair et à Buenos Aires le nombre de jout-s totalement couverts chaque année ne dépasse pas soixante.

La Plata est le pays ije la lumière, et c'est pour cela que le soleil luit sur sort drapeau.

Les vents du nord-ouest, du sud et du sud-ouest dominent, ceux de l'ouest et du sud-ouest étant très rares.

La neige est inconnue sur le littoral du nord et est très rare au sud de Buenos Aires, tombant seulement dans les provinces des Andes, comme Mendoza et sur les hauts plateaux des Cordillères où. elle tombe tous les ans. Quant aux sommets élevés des montagnes ils sont couverts par des neiges éternelles qui firent donner par les premiers conquérants le nom de Grande Cordillère Nevada à celle que nous appelons aujourd'hui les Andes.

Organisation politique, — La nation argentine forme une république fédérale, divisée en quatorze provinces autonomes et neuf territoires nationaux, La ville et la municipalité de Buenos Aires ont été fédé-

ralisées pour la résidence des autorités de la nation, et la ville forme la capitale.

Les pouvoirs publics sont divisés en trois grandes branches : le pouvoir exécutif qui est exercé par un citoyen, élu par le peuple avec le titre de Président ; — le pouvoir législatif, formé par une'Chambre de sénateurs et une Chambre de députés, élus par le peuple, — et le pouvoir judiciaire à la charge d'une cour suprême de justice et de juges nationaux nommés par le pouvoir exécutif d'accord avec le sénat.

Ceci quant aux pouvoirs nationaux, auxquels correspondent Tadministration des affaires publiques et la représentation à l'étranger, mais les provinces nomment elles-mêmes leurs gouverneurs et ont leur législation pour leur administration intérieure.

Kn 1810 le pays, devenu indépendant des pouvoirs espagnols, après une longue lutte pour conquérir son indépendance et après divers essais malheureux de gouvernement national, fut définitivement organisé par la sanction, en 1853, de la constitution actuelle qui est, sans aucune exception, la plus libérale que l'on connaisse; ce fut elle qui ouvrit au commerce du monde la navigation des grands fleuves inlé^ rieurs et consigna dans ses livres les droits de Fhomme, en assurant la plus grande liberté à tous ceux qui voulaient venir habiter son sol.

Elle consigne et garantit la liberté des cultes; celle de parcourir, d'entrer, de rester et de sortir du territoire; celle de faire du commerce et d'exercer toute industrie licite; d'enseigner et d'apprendre; de posséder toute espèce de biens: elle rend tous les habitants égaux devant la loi, elle ne reconnaît aucune prédominance de naissance ni titres de noblesse. Les étrangers ont les mêmes droits que les citoyens ^ans que Ton puisse jamais édicter aucune loi tendant à les rendre inférieurs aux Argentins, ayant sur ceux-ci l'avantage de n'être point soumis au service militaire. Ils peuvent acquérir le droit de cité par le seul fait d'avoir habité pendant deux années le territoire de la République, ou en se mariant avec une Argentine. Les fils d'étrangers, nés dans le pays, sont Argentins d'après la loi.

Population et division politique, ■^— La République Argentine est une des nations parmi tous les Etals du monde où la population se soit augmentée le plus rapidement, mais son développement date plus particulièrement de 1853, époque de la constitution du pays pendant laquelle elle commença à recevoir l'immigration étrangère.

Au commencement de ce siècle on évaluait à 400.000 habitants seulement la population totale des vastes territoires qui forment la République. *

Vers le milieu du siècle,- cette population atteignait déjà un milhon et en 1869 le premier recensement national constata l'existence de i. 877. 490 habitants.

En i889 la population est de 3.150,000, comme Ton peut s'en rendre compte par le tableau suivant :

Étendue et Population de la République Argentine à la fin de 1888

PROVINCES

Capitale de la République

Buenos Aires

Santa Fé

Entre Rios

Corrientes

Cordoba

San Luis

Mendoza

San Juan

La Rioja

Gatamarca

Santiago

Tucuojan

Salta

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