CHAPITRE II
PROSCRIPTION DES VONCKISTES (DEPUIS LE 20 FÉVRIER JUSQU'AU i3 AVRIL 1790)
Léopold, grand-duc de Toscane, succède à Joseph II. — Le comte de Cobenzl notifie aux États des provinces belges la mort de l'Empereur. — Propositions de Léopold transmises aux États par Albert et Marie-Christine; elles sont rejetées. — Nouvelle tentative de la Prusse pour faire appuyer ses projets par le cabinet de Saint-James ; dénonciation contre les intrigues de la France en Belgique. — Détails sur l'intervention du cabinet de Versailles et de Lafayette dans les troubles de la Belgique. — Propositions du ministère français brutalement repoussées par Van der Noot et Van Eupen. — Travaux des États généraux et du Congrès. — Souscriptions patriotiques.
— M. Cornet de G rez. — Rétablissement de l'Université de Louvain. — Réponse du Congrès aux États de Gueldre qui inclinaient pour un accommodement avec Léopold.
— Le Congrès recommande l'union. — Lettre écrite de Berlin par M. de Jarry, agent des démocrates. — Société patriotique. — Les Considérations impartiales de Vonck; réponse de Feller. — Journée du 25 février à Bruxelles ; complot dirigé par des émissaires français. — Déclaration de Van der Noot et de Van Eupen sur la souveraineté du peuple. — Les volontaires de Bruxelles soutiennent, énergiquement les principes de Vonck. — Journée du 9 mars ; générosité du duc d'Ursel. — Indécision des vonckistes. — Projets et manœuvres des statistes pour vaincre leurs adversaires.
— Adresse présentée le 15 mars aux États de Brabant par Vonck et ses principaux partisans. — Fureur des statistes ; un appel direct est fait à la populace. — Les signataires de l'adresse sont proscrits. — Pillages du 46, du 47 et du 48 mars. — Polémique entre les vonckistes et les conservateurs.— Motion de La Fayette dans l'Assemblée constituante de France. — Les événements de Bruxelles excitent l'indignation des officiers de l'armée de la Meuse ; situation de cette armée. — Van der Mersch veut donner sa démission; opposition de ses officiers. — Les députés du Congrès à Namur sont arrêtés. — Vœux de l'armée. — Déclaration des États généraux. — Vonck, le duc d'Ursel et le comte de La Marck arrivent à Namur. — Le comité des officiers appuie l'adresse du 45 mars. — L'armée d'Anvers, sous Schœnfeld, se dirige vers Namur. — Indécision de Van der Mersch et de Vonck. — Les corps de Van der Mersch et de Schœnfeld en présence. — - Conférence de Flawinne ; convention verbale. — La populace de Namur se soulève contre Van der Mersch. — Vonck se réfugie sur le territoire français. — Van der Mersch, mandé à Bruxelles, est arrêté et transféré à la citadelle d'Anvers . . 73