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économiques créés par la société capitaliste en ses formes évolutives extrêmes et simplement s'en emparer pour en modifier l'appropriation.
Le coopératisme économique repose sur l'action spontanée des consommateurs et part du cadre même du régime capitaliste, il est œuvre privée; le socia- Hisme politique entend utiliser la force coercitive pour s implanter, elle est action publique.
2° Le Coopératisme économique est constructif, le socialisme politique est destrucuf.
Quelques observations et quelques éclaircissements sur ces deux points :
x) L'élimination par la concurrence ou la transformaton sociale par la législation. — La République coopérative part de Ia société actuelle, c’est dans les cadres mêmes de la société capitaliste, c’est sur le terrain de la fibre concurrence avec lé commerce capitaliste, qu elle se place ; elle crée de toutes pièces et peu à peu la société nouvelle, elle commence par se substiluer au commerce privé de détail, puis au commerce de gros, ensuite, elle supplante le capitalisme industriel, puis le capitalisme financier, et enfin le capitalisme agraire, mais elle y aspire sans arrêt et va vers la totale transformation sociale.
La République sociale entend se servir des rouages économiques fondés par le capitalisme, elle déclare qu'il suffit de rendre propriété sociale les moyens de production et d'échange aujourd'hui collectifs pour
leffort du travail individuel dans leur appropriation.
Elle affirme qu'il est bien inutile de créer un régime économique nouveau quand déjà il existe et qu'il n’y a qu à s’en servir pour le faire fonctionner au profit de la collectivité. Il faudra beaucoup moins de temps.
La République coopérative, au surplus, ne rencontrera-t-elle pas dans sa réalisation des obstacles tels que son développement devienne impossible par suite
de lobstruction des défenseurs de la société actuelle.
À cela, les défenseurs de la République coopérative peuvent répondre :
1° Les révolutions sociales ou les transformations
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conomiques du monde, même quand elles ont été suivies, précédées ou accomphes en même Lemps que des révolutions politiques s'occupant de la structure juridique des Sociétés, ne se sont produites effectivement que si préalablement le cadre de la société nouvelle, ses formes de production, d'échange et de consommation, ses institutions économiques propres avaient atteint un degré important, rationnel et général de développement;
> L'évolution du régime capitaliste n'est pas si rapide qu'on veut bien le dire pour constituer dès maintenant et entièrement les formes mêmes de la Société nouvelle. Il vaut mieux commencer Immédiatement une transformation même partielle que d'attendre et de s’en remettre à un temps où la transformation totale sera possible; |
3° La transformation sociale par la prise du pouvoir, même si elle était possible, ne pourrait être que partielle, car l'adaptation immédiale des rouages économiques existants aux nécessités de la vie collective ne serait pas réalisée dans les faits, c'est pourquoi du reste le socialisme politique est obligé de remettre à de longs temps la réalisation de son idéal complet, par exemple en matière agraire ou même à l'égard des petits commerçants ou de l’artisannat, pendant que la coopération par sou développement intégral et la création chaque jour de monde nouveau entend aller peu à peu Jusqu'au bout et sans arrêt vers la transformation sociale totale.
Le développement plausible de la coopérative malgré tous les obstacles rencontrés, et les oppositions du capitalisme est enfin la meilleure garantie de son avenir indéfini ; |
Le Enfin, il n’est pas exact que les rouage économiques de la société actuelle conviennent comme on veut bien le dire à la société nouvelle.
En vérité, la transformation de l'appareil juridique ne suffit pas pour réaliser une société.
L'action de force qui caractérise l’action pohtique ne peut rien créer et ne peut que détruire et de là aussi, une différence entre le coopératisme économique cons-
tructif de la société nouvelle et le socialisme politique
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