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meux « matérialisme » historique ou comme on l’a plus exactement appelé, le déterminisme économique de l'htstoire. D'après lui, les transformations humaines sont déterminées par des changements dans les conditions économiques de la production, fonctions elles-mêmes du degré de perfectionnement de la technique. Ces conditions séparent les hommes d’après leur position dans le procès deproduction et les classes sociales étant ainsi déterminées, leur lutte conditionne tous les autres rapports humains, rapports juridiques, moraux, etc. L'histoire humainé a été faite jusqu'à ce jour de l'histoire des classes sociales.
s Le marxisme est encore autre chose. Il est, dans son principal livre le capital, une analyse complète de la structure économique de la Société actuelle, du régime capitaliste ; pour lui, le ressort de la vie et de l'évolution économique est dans la plus value, c'est-àdire dans l'exploitation de la force de travail qui est achetée aux salariés par les détenteurs des moyens de production comme une autre marchandise, mais qui a le pouvoir de donner à l'usage plus de valeurs qu'elle n’en a coûté. |
Résumer ainsi le marxisme n'est sans doute donner qu'un très faible aperçu, d’une doctrine qui est à la fois une philosophie de l'histoire et une explication complète de la société économique, de tous ses phénomènes et de leur évolution. |
B) Aucune incomptabilité avec le coopératisme.
Quoi qu'il en soit, il est incontestable qu'il n’y a absolument rien d'incompatible entre les deux thèses fondamentales du marxime et les idées qui surgissent de l'étude du mouvement coopératif et de la République coopérative en formation. Bien au contraire.
Au cours de ces pages, nous nous sommes du reste constamment inspirés de la conception du déterminisme économique pour situer la coopération, sa place et son influence dans l’ensemble de la Société. Nous avons même essayé de la justifier en indiquant l'en-
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