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pération débat encore longuement, sans avoir pu trouver du reste, par des expériences décisives, la question de savoir si le personnel, si les producteurs en un mot, doivent être appelés pour une part au moins à la gesion et à l'administration des entreprises coopératives. Au point de vue pratique, 1l semble bien que cette méthode n’ait pas eu de bien heureux résultats.
En général, les employés appelés par leurs camarades, élus par eux, pensaient beaucoup plus, au Gonseil d'administration, à défendre les revendications de leurs collègues qu'à se soucier de l'intérêt général de la Société.
Pas plus que la participation aux bénéfices, la participation à l'administration n’a attaché le personnel à la vie de la Société. L'origine même de ses représentants les oblige pour ainsi dire à se cloisonner dans le rôle de défenseur du producteur et leur fait complètement négliger toute autre chose. H s’en suit que dans les Conseils, les questions de personnel arrivent à occuper un temps précieux et que la gestion et l’organisation même de la Coopérative s'en ressentent forcément.
Quand du reste,ces employés ont été désignés,comme en quelques cas non pas par leurs camarades, mais par le choix des coopérateurs eux-mêmes, il est arrivé qu'ils ne représentaient plus en ce cas le personnel. Celui-ci n'attachait aucune importance à des désignations qui ne venaient pas de lui et n'avaient en réalité aucune responsabilité devant lui.
Il semble que c'est dans cette question de responsabilité que gît la difficulté du problème ; une solution
meilleure s’est présentée en quelques cas ; des produc-
teurs, c’est-à-dire des employés, ont été appelés au Conseil d'Administration des coopératives non pas en tant qu’employés, mais comme sociétaires, comme consommateurs et au même titre que leurs collègues.
En cette combinaison avantageuse, ce n'est pas en vérité l’organisation du travail qui se trouve modifiée à la Coopérative, c'est simplement la Coopérative qui alors s’entoure de conseils éclairés qui ont le double avantage de venir de ceux qui participent à l'effort et qui
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ont en même temps le désir de servir la Société comme consommateurs et au même titre que leurs collègues.
Toutefois, il faut bien dire que cette participation à la gestion, comprise dans ces conditions, ne résoud pas le problème : l'organisation du travail reste en tous les cas sous la forme du salariat.
De plus, beaucoup de Coopératives, loin de se diriger vers la participation du personnel au Conseil d’Adminsiralion, souvent instruites par des expériences malheureuses, craignant que les employés ne s'emparent de la Société pour en faire beaucoup plus une entreprise en leur faveur qu un organe de répartition des richesses au profit des consommateurs, prennent même des précaulions pour, au contraire, éloigner les employés dela gestion ; tantôt, elles l’interdisent, tantôtelles la limitent et cependant, il y a dans les conseils et les avis du personnel, de l'ensemble des producteurs, une force à ubliser pour le bien de la Coopérative.
À mesure que le mouvement coopératif évolue dans les organisations les plus développées, l'employé en tant que tel nest point exclu de la gestion, mais est appelé à titre consultatif , le Conseil d'Administration admet par exemple à ses séances les conseils techniques qui peuvent lui être apportés, ici par les directeurs, là par des conférences spéciales organisées avec le concours et [a collaboration du personnel pour l'examen des problèmes techniques d'organisation de ia Société. |
S1 en Ce cas rien n'est changé à la forme de rémunération du travail, un pas cependant énorme est fait pour une nouvelle organisation ‘technique où le salarié devient un collaborateur et un collaborateur pour ce qui véritablement le regarde : la technicité. Est-1l possible d'imaginer que tout en conservant aux consommateurs associés la pleine souveraineté dans l'organisation économique, est-1l possible de concevoir que, dans une société où la consommation dirigera la production, il puisse y avoir cependant un régime du travail nouveau ; nous le pensons, mais la question n'est pas encore à l'heure actuelle résolue et si la République coopérative veut poursuivre ses fins, Si
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