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Or, cette évolution économique met les Coopératives de production autonomes dans une très grande inférioxité. Leur Capital est toujours assez minime et restreint puisqu'il est fourni par les sociétaires. Elles sont donc nécessairement vouées à ne pas s'occuper des industries les plus évoluées et à se restreindre aux branches les plus régressives et les plus en arrière, économiquement.
La difficulté pour la Coopérative de production est également de renouveler son capital; or, plus nous allons, plus dans une entreprise il faut dans un délai extrêmement court le renouveler totalement. Les Coopératives de production ne peuvent agir que comme toutes les entreprises capitalistes. Elles ne peuvent trouver des sommes nouvelles que dans leurs bénéfices et alors, où elles réduisent à rien les avantages donnés au profit des travailleurs et des salariés qu'elles occupent et leur raison d'être comme Coopératives de production n apparaît plus, ou elles mettent le: maximum de côté; mais cela n’est pas encore suffisant pour pouvoir permeltre qu'en cinq ou dix ans leur matériel et leur installation soient amortis, de facon à se tenir au courant du progrès et à produire dans des conditions avantageuses et favorables.
Âu moment même où nous exposons Ha nécessité pour le Magasin de gros d'organiser sa production et la nécessité, non pas de Coopératives de production auionomes, mais d'organismes sous la dépendance de la collectivité des consommateurs, nous ne voulons pas tout de même dire que les associations de production n ont pas un champ d'action, nous prétendons simplement quil est himité, limité à toutes les industries où il faut beaucoup de capital variable et peu de capital fixe. Par exemple, dans le bâtiment ou le transport par voitures où automobiles, il peut y avoir un important champ d'action.
À côté. du manque de capital et des difficultés de son renouvellement, 1l existe plusieursautres obstacles à la naissance el à la vie des Coopératives de production. Entre autres, elles ne sont pas assurées de l’écoulement de leurs produits et de leurs marchandises.
Les Coopératives de production ne peuvent vendre
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directement aux consommateurs ou à l’ensemble des travailleurs qui pourraient se trouver en relation avec elles. Elles sont fatalement obligées de passer par des intermédiaires, elles se trouvent donc, ainsi, peu à peu, subordonnées à la volonté des intermédiaires. Hse peut que l’on trouve dans le commerce quelques braves gens qui consentent à vendre les produits des Coopératives de production, mais, forcément, ce n'est pas pour eux sans une certaine contradiction. L'intérêt capitaliste du commerce n’a précisément pas d'intérêt a avantager et à favoriser les organismes de producton libre qui reposent sur un principe absolument contraire à leur raison d’être, la course au profit.
Le commerçant fait la course au bénéfice, l'industriel fait la course au dividende; les Coopératives de production sont à l’autre pôle social. |
Dans le passé, c'est ce qui a empêché la plus grande extension des Coopératives de production autonomes et c'est en même temps ce qui fait la différence entre un service de production du Magasin de gros et une Coopérative de production; là où il est, le Magasin de grep ne produit que ce qui est nécessaire à sor oncthionnement et à sa clientèle; il est pour ainsi dire par avance presque obligatoirement assuré de l’écoulement des marchandises.
Ajoutons, du reste, que deux intérêts se trouvent, là. en contradiction, quand par exemple, les Magasins de gros ont essayé d'entrer en relations avec les Coopératives de production autonomes, ils se sont vite aperçus que celles-ci, très souvent, les plaçaient assez mal et même plus mal que le commerce privé; non seulement les Coopératives de production, vouées à une mauvaise technique par l'insuffisance de capital ne pouvaient sérieusement concurrencer les grandes organisations capitalistes similaires, mais les producteurs réunis dans leurs associations voulaient tout naturellement bénéficier immédiatement des avantages de
leur organisation. Elles songeaient à vendre le plus.
cher possible leurs produits et y étaient poussés autant à l'égard du Magasin de gros qu'auprès des commerçants privés.
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SN ÉEE ce HOPPER RSS en RSR Ton LE Re PAL DR, : DU RÔLE DU M. D. G. 293 £ e De celte collaboration n’est donc souvent résulté que “à - des encouragements moraux pour des organismes qui | # L- n'en étaient nullement reconnaissants et même deve- # + naient des agents de discrédit sur l’organisation des + 2 consommateurs. Pourtant celle-ci avait à se défendre, 1 + car lui falait-il payer et faire payer plus cher les pro- fi É duits à l'ensemble des consommateurs, sous prétexte | ! & d'avantager quelques producteurs ? “À + - L'intérêt le plus général ne doit-il pas passer par- :. . dessus les intérêts particuliers et servir précisément de “à ee raison d'action du point de vue social ? Ce point de vue # + doit précisément être celui de la République coopéra- : tive en formation. É Li. Sans doute, les Associations de production préten- :} pt daient abolir le salariat et les services fédéraux du Ma- #. = | . gasin de gros qui y sont organisés simplement comme = | des usines ordinaires qui font des producteurs des sa- 4 se lariés sans apporter primilivément de modifications à + = l'organisation générale du travail, mais la transforma- c | Le tion de l'organisation du travail dans les services de d: cat production du Magasin de gros n’est pas insoluble, k > nous l'avons vu; en tout cas, les Coopératives de pro- ! | duction n'abolissent le salariat qu'en apparence. Est-ce ; & une organisation générale sociale groupant un ensemble | ne de salariés? C’est en réalité de petits groupements À émancipant simplement quelques hommes, en faisant =. plutôt des privilégiés et en général quelques patrons 4. collectifs.
à Si du reste on supposait les Coopératives de produc- 2 tion plus nombreuses, s'organisant telles qu’elles l’en- - tendraient, suivant la volonté des intéressés, nous < abouttrions (et on y aboutit déjà en certains milieux) non : plus à la course au profit entre groupements de tra- ; vailleurs, mais à la course au profit entre travailleurs, : ce qui, moralement, est beaucoup plus grave et n'ap- = porte aucune solution sociale.
— L'extension donc des Coopératives de production est > limitée; elles sont réduites à agir dans les cadres de la Société actuelle, et la meilleure preuve c’est que leur e principe de base est le contraire de celui des associa- . tions de consommation. Celles-ci tendent à une exten-
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