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Le Magasin de gros (et c’est le cas le plus fréquent), tout naturellement, cherchera d’abord son propre inté-
rêt, l'intérêt de son organisme; ceux qui le dirigent ou
ceux qui sont à la tête de ses services, dans l'intérêt même du Magasin de gros, en remplissant le plus heureusement possible les fonctions auxquelles ils sont appelés, feront, en maintes circonstances, attention à ürer, comme le dit une expression courante, la couverture à eux et à réaliser le plus d'avantages possibles en toutes circonstances, sans aucun sacrifice pour l'organisme de gros, et même au détriment des Sociétés de détail.
À l'autre bout de Ia lunette, si nousosons dire, cha-
ue Société de détail (elles sont nombreuses en face
u Magasin de gros), verra son intérêt propre. Elle cherchera à être plus avantagée par l'organisme de gros en utilisant sa position géographique, l'influence du milieu; chaque Coopérative tendra donc à tirer du Magasin de gros le plus possible pour elle sans s'occuper des autres et même à ne considérer que son avantage propre sans se soucier de celui de son organisme de gros. Bien des fois, des Coopératives sont ainsi appeliées à acheter en dehors même de leur organisation de gros, ne voyant que leur avantage immédiat. Le Magasin de gros aurait-il fait par Sas ee un mauvais mar-
. ché, la Société de détail essaiera de ne pas en subir les
conséquences ; de même que tel directeur ou service du Magasin de gros se souciera fort peu des résultats d'un contrat passé avec elle qui mettra la Société de détail dans limpossibihté de lutter contre le com-
-merce privé. I en appellera purement et simplement
à l'exécution du contrat. |
De la meilleure foi du monde, du reste, représentants du Magasin de gros ou représentants de la Société de détail crorent avoir raison et incriminent l’autre partie.
La dualité des organisations met quelquefois des œillères sur les yeux et empêche de voir l'intérêt général du mouvement.
Enfin, la République coopérative, société nationale résorbant le détail et le gros, multiplierait sans aucun
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Le progrès attire le progrès, le succès suscite le succès. La République coopérative serait un admirable centre d'attraction, même pour ceux-là qui n’ont pas encore rejoint l’organisation des consommateurs. Elle
serait bientôt connue de tous, elle apparaîtrait peut-
être un peu comme un état dans l'Etat ou plutôt comme une Société économique dans la vie politique du pays.
Avec elle, ce ne sont point seulement Ia diffusion des services Commerciaux, les organisations de production qui seraient multipliées, c'estsa situation financière qui serait stabilisée et fortifiée. Les capitaux viendraient en bien plus grande quantité. À elle l'épargne ouvrière L'épargne du peuple ne manquerait pas d'aller vers ses
d’émancipation. C’est la diversité même des associa-
F £ FR s $ B - . o KES tions de consommateurs qui leur interdit aujourd’hui x qe . Î
d’être une force sociale en face le commerce privé; la République coopérative se présente donc aux ÿeux du consommateur comme une nécessité inéluctable, comme un besoin nécessaire, comme l'instrument même de l'idéal que la coopération entend préparer.
C) Unité et décentralisation.
À celte République coopérative, en vérité, que peuton opposer? Certes, de même pour les grandes Sociétés régionales, de même pour les Magasins de gros, les difficultés sont énormes. Amour propre blessé,
sentiments localistes, traditions, autant d’écueils qu'il
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