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PS. tee
tionniste ou parfois, pour le déguiser sous un nom plus
bénin, le système compensateur.
«Dans l’autre système de politique commerciale qu’on
appelle libre-échange, il semble, au contraire, que ce Soit le régime. de la paix, le régime des bonnes vo- Jontés des Nations les unes enverslesautres, à en juger par les déclarations des libre-échangistes qui portent
toujours une branche d’olivier au chapeau, alors même
Que, par les articles essentiels de son programme et }
par l'esprit qui l'anime, c’est la concurrence et, par conséquent, C'est encore la guerre sous une forme ofiensive. Il ne s’agit plus de défendre le marché national, il s’agit de conquérir les marchés étrangers.
On ne cherche plus à repousser l'importation, parce
quon seslime assez forts pour n'avoir pas à la rete. au contraire, on l'accüeille volontiers, maïs on cherche à développer l'exportation en expédiant les produits nationaux dans tous les pays du monde et dans des conditions de bon marché telles. qu'elles puis-
sent défier toute concurrence.
« Ges deux politiques ne sont d’ailleurs pas exclu-
sives l’une de l’autre. Elles peuvent se combiner, et € est ce que font les Natrons Îles plus ambitieuses, les
plus tmpérialistes au sens économique du mot. Celles-
à cherchent à la fois à fermer leur marché intérieur aux étrangers, et à conquérir les marchés étrangers
par la tactique savante des trusts et du dumping. Au
besoin, même, elles sacrifient les intérêts des consom- -__ mateurs nationaux au désir d’annexer les consomma-
teurs étrangers. »
Or, la politique internationale des consommateurs et, par là même, des coopérateurs, doit être également
opposée à ces deux formes de lutte ; ils n’ont à être ni
protectionnistes, n1 hHbre-échangistes.
Is doivent être opposés au protectionnisme, car cette
politique économique a pour aboutissant de relever le
rix des produits et marchandises, et ils ne peuvent énélicier des meilleurs résultats obtenus par la production dans un autre pays grâce à ses progrès dus à la nature ou à des circonstances favorabies ; cette po-
lilque engendre la stagnation économique et, sans