‹ La République coopérativeChapitre 241 sur 249 · DANS 2 AB TU · texte numérisé non relu

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résultat, en fait paver les frais aux consommateurs. Ils doivent également être opposés au libre-échange car, si d'apparence, il apparaît comme devant aboutir au plus bas prix pour le consommateur, il n'en est généralement point ainsi. Sous le régime capitaliste, ce ne sont point les consommateurs qui en dernière analyse en bénéficient, mais les intermédiaires et producteurs privés; c'est ce que disait également, excellement la motion. dont nous parlions plus haut: « Il ne faut pas oublier que le régime du libre-échange, Île «free trade», aétél'œuvre des marchands de Manchester, et que les grands marchands de Manchester n'avaient rien de commun avec les humbles pionniers de Rochdale, quoiqu'ils fussent proches voisins. Ceux-là Juttaient pour le profit et chacun pour soi, ceux-cr contre le profit et tous pour chacun. Ce sont deux principes opposés. »

B) L'organisation internationale des échanges.

Mais alors, quelle sera donc la politique internationale qui peut rencontrer les sympathies de lPespritcoopératif et servir les intérêts des consommateurs ? Nous l’appellerons l’organisation internationale des échanges. C’est ce qu’on pourrait encore plus exacte-. ment appeler la coopération économique véritable des peuples.

Cette politique doit partir de ce principe qu'il est nécessaire que chaque nation se développe suivant le maximum de rendement possible d’après ses aptitudes et ses ressources. Les intérêts économiques nationaux de chaque pays sont solidaires des intérêts de tous les pays. Il ne peut donc s'agir d’un idéal pour une Nation qui consisterait à vouloir conquérir les marchés étrangers pour y réaliser des profits. Il ne s'agit pas d'exclure l'industrie étrangère qui ne viendrait point dans le pays, pour y réaliser des profits. En vérité, il faut avoir la préoccupation unique d'organiser la production mondiale le plus économiquement possible, d'utiliser toutes les ressources du globe et les apti-

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tudes de chaque nation au mieux des intérêts de tous. . Pour ne citer que quelques exemples, l'idée de l’organisation internationale des échanges aboutira-t-elle à réclamer purement, et simplement, l'abolition des droits de douane? D'abord, les déficits énormes des budgets des Etats ne permettent guère d'espérer que l'on renonce à celte politique, mais ce qui importe, cest quils soient établis sans différenciation de nationahté et sans prétendre faire préalablement des dishinctions entre les pays. De même que dans la Société

+ des Nations, dans la Société économique internationale en formation, les sociétaires, comme dans une coopé- - rative, doivent avoir les mêmes droits.

Ge qui importe plus que toute autre chose pour les Coopérateurs ; cest la multiplication des traités de commerce, 1l est vrai que l'esprit dans lequel ils sont

- ? conçus et surtout l'état d'âme avec lequel on entend

les appliquer sont plus importants que les clauses

. quils contiennent ; mais le traité de commerce, à con- + diton que précisément il ait un caractère général, est ? la consécration positive et pratique de ce que nous

- appelons l'organisation internationale des échanges :

- de lui certes, il faudra bannir tout esprit de marchan- . dage sordidecomme cela s’est pratiqué jusqu'ici, chacun

+ ne faisant de concession qu'autant qu'il croit en avoir + & arraché de plus grandes à son contractant dans lequel + il voit un adversaire. Il faut y substituer le désir d’uti- = + Hser les supériorités réciproques de chaque pays.

[l'est important même que ces traités de commerce = portent sur une longue période et ne soient pas de - Simples accords Commerciaux qui, comme les locations

1 sans baux écrits, pourraient être dénoncés par chaà cune des parties quand bon lui semblerait.

En réalité, il faut opposer à la forme d’égoïsme na- Honal, tout à fait contraire au principe d'association et

-| contraire à l'intérêt de chacun des associés, le principe - + de l’aide mutuelle, l'abandon d'une part de l'indépen- __ © dance en échange d'un sacrifice réciproque.

Parmi les mesures qui peuvent embryonnairement faciliter cette coopération économique des peuples, Signalons ces Comitésinteralliés qui, pendant la guerre,

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