PAR
P.-B. Casgrain, Avocat, C.R.
Ancien Député de l’Islet au Parlement
du Canada
Dans la célébration du Illème centenaire de la
! fondation de la ville de Québec, il nous a manqué pour honorer davantage la mémoire de l'homme illustre qui l'a fondée, de savoir où reposent ses cerdres giorieuses et vénérables et de pouvoir, au souvenir de ses vertus, aller lui témoign r là de notre reconnaissance et de nos respectueux nommages.
Mais loin de satisfaire ainsi notre désir de procla- | mer son nom, nous sommes encore à demander où | reposent aujourd'hui les restes mortels de Champlain? | Où est ce sépuilcre particulier fait exprès pour les renfermer? Où était et qu'est devenue la Chapelle Champlain qui devait les abriter? On continue de l'ignorer. Espérons que, par des recherches persévérantes et des découvertes nouvelles devenues fructueuses, nous pourrons réussir à enlever le voile épais que nos ancêtres ont laissé inconsciemment couvrir cette tombe, et sous lequel le temps est parvenu à laisser enfoncer dans l'oubliance le ‘“cy-git'’ de repos où la mort a { fait enterrer notre premier Canadien.
Toutefois, d'après certaines données, il n'en est pas complètement ainsi de cette chapelle, vulgairement connue comme Chapelle Champlain, que l'on croit, naturelléement, avoir abrité son tombeau,
Bien qu'oubliée depuis très longtemps, nous pensons qu'il est possible d'en assigner le site pour satisfaire raisonnablement la curiosité et le sens général à cet égard. C'est-à-dire que nous pouvons circonscrire ce site dans des limites assez étroites pour la voir de si près qu'on pourrait presque la toucher de la main.
C'est l'objet de cette étude.
La question du tombeau de Champlain, on le sait, a été débattue, ressassée bien des fois, résolue. Sa
| découverte a été faite, puis défaite, étant reconnue erro- : ee On se raprh:ile la querelle des antiquaires à ce à sujet.
{ Quant à la chapelle, on l'a placée généralement ) quelque part sur le terrain où dans les environs du
| Bureau des Postes d'aujourd'hui, ou vers l’ancien Fort | des ’uvages.
Tout enr ne doutant pas de la crédibilité, de l'exactitude et sûreté des recherches antérieures qui sont publiées et sont connues, cependant il n'est pas prudent de prendre des avancés ou preuves de seconde main; sur ce, sans nous arrêter aux documents déjà cités, nous avons dû remonter à toutes les pièces originales requises pour ce travail, même pour notre propre satisfaction, peut-être aussi pour mieux induire le lecteur à accepter notre récit comme exact.
Et afin de procéGer sûrement et, avec dre, il s'agit, au préalable, d'établir ‘au ‘juste et bær: des documents