ORES
capitaux assurés, même nombre d'années au 1° janvier 490, adopté les mêmes bases de calcul, et cependant, le montant de leurs réserves est différent. Ainsi, le rapport de la réserve au capital assuré est de 20,76 % pour la société A et de 26,30 ÿ pour la société B, ce qui permet aux représentants de la société B de faire une concurrence fructueuse à la Société A. Et pourtant, la solidité des deux sociétés est la même.
IT. Influence du moment choisi par le public pour s’assurer.
Chaque société trouve, d’après les circonstances, un certain champ d'activité propre à elle ; les unes s'adressent plus spécialement aux commerçants, d’autres aux agriculteurs, d’autres encore de préférence, ou même exclusivement, aux employés et ouvriers. Or, il est naturel qu’une personne s'assure au moment de l’année où ses finances le lui permettent le mieux. Les sociétés dont la clientèle se recrute parmi des agriculteurs, par exemple, feront plus d’affaires en automne de chaque année, au moment où le paysan réalise le rendement de ses récoltes. Celles dont la clientèle est formée de commerçants passeront certainement un plus grand nombre de contrats au début de l’année, époque du bouclement des comptes; et ainsi de suite. Ces contrats, passés à des époques plus ou moins déterminées, exercent une influence sur le montant des réserves mathématiques, influence qui n’est pas mentionnée dans les comptesrendus.
Exemple. Supposons, comme précédemment, que les deux sociétés À et B commencent leur activité en même temps, avec la même combinaison (assurance mixte, durée vingt ans) et avec les mêmes bases de calcul (table de mortalité H”, taux 4 %).
Pour simplifier l'exemple, admettons que l’une des deux sociétés conclut des contrats le 1er avril, et l’autre le 1er octobre de chaque année. Leur situation au 1* janvier 1910 est exposée dans le tableau suivant.