‹ La Réserve Mathématique Dans l'Assurance sur la VieChapitre 63 sur 63 · TABLEAU XIII · texte numérisé non relu

TABLEAU XIII

Situation au 1 janvier 1910

Société A Société B E ë Ré e : l Ré je RES EPA ES = LE au tique PRE 0 tique = oh 1 janvier Rat k œ po lRjanvien end ë SN MR CT RS 8 groupe. 49108 à [91 Fu Fr. Fr. et Fr.

La réserve de la société À est de 6,146 Ÿ, celle de la société B de 11,518 %. Différence: 5,372%; cependant, on aurait tort d’en conclure que la situation de la société À soit moins favorable que celle de la société B; elles offrent, au contraire, les mêmes garanties de solidité.

Y. Influence de l’échéance des contrats.

Les contrats à échéance sont principalement des contrats d’assurance dotale et d'assurance mixte. À l’échéance des contrats, les assurés reçoivent, en vertu des conventions, la somme sti-

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pulée. L’assureur puise naturellement cette somme dans la réserve mathématique. Or, si les contrats échus sont nombreux, la réserve diminue rapidement. Si, pour prendre un exemple concret, on prélève sur la valeur de la réserve mathématique une somme de 1 million de francs pour effectuer les paiements des contrats échus (en supposant qu'il s'agisse d’assurances mixtes, d’une durée de vingt ans, l’âge d’entrée étant supposé également de vingt ans), il serait nécessaire de procéder à de nouvelles acquisitoins d’assurés de vingt ans, avec même combinaison, pour une somme de 31 millions de francs, si l’on voulait maintenir au même niveau le montant de la réserve mathématique. Cette opération serait nécessaire au rétablissement du même montant de la réserve. La société n’arrive-t-elle à réunir que pour 15 millions de francs d’acquisitions nouvelles, par exemple, les capitaux assurés augmenteront de 15 millions, mais la réserve mathématique aura diminué de Fr. 500 000. Ceci explique la diminution des réserves mathématiques malgré augmentation du capital. Ce fait s’observe pour la Société suisse d'assurances générales sur la vie à Zurich, comme nous Pavons fait remarquer plus haut.

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Conclusion.

L'exposé ci-dessus nous donne une idée de la diversité des influences auxquelles la réserve mathématique est soumise, surtout le rapport de la réserve mathématique au montant des capitaux assurés. Comme nous l’avons dit, certaines causes de variation apparaissent immédiatement à la lecture des comptes-rendus que publient les sociétés ; d’autres, moins tangibles, nécessitent une étude approfondie des sociétés, et des circonstances de leur vie pratique.

Cependant, ces dernières influences ne portent pas atteinte aux principes fondamentaux, c’est-à-dire aux bases techniques, d’une société. Toutes nos conclusions ont été tirées en admettant que les sociétés continuent à suivre exactement les principes établis et admis lors de leur fondation. Leur solidité n’est ainsi nullement ébranlée, inais la variation de leurs réserves provient uniquement de l'inégalité des influences susnommées. Pour cette raison, ies compagnies d'assurances qui font de la réclame en avançant que le montant de leur réserve mathématique est proportionnellement plus élevé que celui d’autres sociétés concurrentes, ont absolument tort. Au lieu de faire cette réclame généralement mal placée, les compagnies en question devraient publier les conclusions tirées par des personnes compétentes dans leurs révisions. Mieux encore, pour éviter de faire des affaires d'assurance — qui ont, en ce moment, une haute importance aux yeux du public —, un objet de commerce, les compagnies devraient être présentées au public par des personnalités jouissant de toute sa confiance.

LA ODNSES

Le contrôle de l’État s’est révélé nécessaire et efficace. La Suisse nous offre, à cet égard, un exemple à suivre, par la bonne organisation de la surveillance exercée sur les compagnies d’assurance. Grâce au contrôle permanent du Bureau fédéral des assurances, à Berne, les sociétés exerçant leur activité en Suisse sont dans l’impossibilité de transformer leurs affaires en spéculations commerciales. Ceci constitue un réel progrès dans le développement d’une institution qui, depuis un siècle et demi, n’a cessé de s'étendre et de se perfectionner, et qui est, à l’heure actuelle, un des plus importants rouages de la vie économique dans tous les pays civilisés.

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