CAPACITÉ PULMONAIRE
qui représente le coeflicient de ventilation de Gréhant, Pour que la ventilation pulmonaire se fasse dans de bonnes conditions, il faut que ce coefficient reste sensiblement constant. Il représente en effet l'effet utile de Ja respiration en vue de lhématose, fonction permanente malgré toutes les vicissitudes normales ou accidentelles de la mécanique respiratoire. Cette permanence est assurée, grâce à l'existence de la masse d'air réserve d'expiration et air résidual dans laquelle vient pour ainsi dire se diluer à chaque inspiration l'air frais de la respiration courante. Or au cours du collapsus prolongé, la capacité pulmonaire augmente jusqu'à une valeur limitée : la quantité mobile de cette capacité respiratoire, l'air de réserve augmente en effet progressivement. Il faut done pour que le coefficient de ventilation demeure sensiblement constant que le numérateur de Ja fraction, c'est-à-dire Ja quantité d'air restant dans le poumon après chaque inspiration augmente également. Cette quantité est, on le sait, proportionnelle au volume de l'inspiration, c'està-dire à l'air courant.
n'est donc pas étonnant de voir Pair courant augmenter et dépasser, lentement il est vrai, sa valeur normale et ne cesser de s'accroître tant que la capacité pulmonat-
re n'aura pas atteint sa valeur Jimite.
TRS
Un individu respirant dans ces conditions fait constamment appel à l'aptitude physiologique qui existe normalement dans le poumon, grâce à l'élasticité, d'introduire après l'inspiration courante, une quantité nouvelle d'air (notion classique de l'air complémentaire) ; en d'autres termes et par une sorte de nouvelle régulation de ce qu'on appelle Ia ventilation pulmonaire, ses mouvements respiratoires s'adaptent à la réduction provoquée par le collapsus unilatéral de son champ respiratoire ; ils s'amplilient de façon à utiliser une fraction de l'aptitude normale à introduire dans son poumon un complément d'air.
En un mot c'est l'utilisation d'une aptitude physiologique de la fonction respiraloire à dépasser dans certains cas (inspiration maximale) le taux de la respiration normale (air courant).