‹ La Respiration Unilatérale: Sa RégulationChapitre 34 sur 34 · JO · texte numérisé non relu

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Chez le mamimifère, l'appareil pulmonaire réduit à un seul poumon compense cette réduction du champ de l'hématose

1° Au début de la suppression fonctionnelle : par une accélération du rythme qui supplée, au point de vue circulation d'air, à Ja diminution de l'air courant.

2° Par une adaptation progressive du poumon restant aux nouvelles conditions : le rythme respiratoire se rapproche progressivement de son rythme normal, alors que la quantité d'air déplacé par mouvement respiratoire unilatéral (air courant) se rapproche également du chiffre

de l'air courant de la respiration bilatérale.

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Chez l'homme, au cours de suppressions fonctionnel: les prolongées d'un poumon, le poumon opposé modifie ses conditions statiques. Le rythme d'abord accéléré redevient par la suite normal ; l'air courant d’abord diminué atteint puis dépasse su valeur habituelle. Le rendement de l'appareil respiratoire, c'est-à-dire la circulation d'air, par suite des variations inverses de la fréquence et de l'air courant, revient très vile à sa valeur normale. Les capacités vitale et pulmonaire d'abord diminuées, augmentent progressivement mais restent inférieures à leur volume antérieur. La répartition différente de l'air courant et de l'air de réserve, assurent la ventilation pulmonaire, dans des conditions données par le coefficient de ventilation, et adaptées à la réduction de la capacité pulmonaire.

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IL est intéressant de rapprocher les constatations faites chez l'homme et les résultats que nous avons obtenus expérimentalement chez l'animal, Chez les animaux à sang froid, comme chez les mammifères, aussitôt après suppression fonctionnelle totale d’un poumon, on constate des variations inverses de l'amplitude du déplacement d'air et de la fréquence du rythme, Chez la tortue lFamplitude augmente et la fréquence diminue ; chez le lapin et chez l'homme la fréquence augmente et l'amplitude diininue, Dans un cas comme dans l’autre, le rendement de l'appareil respiratoire donné par le produit de ces deux facteurs, se rapproche du rendement normal avant intervention expérimentale, thérapeutique ou traumatique, et parfois le dépasse. Cette compensation en circulation d'air atteinte, la modalité de l'adaptation n'est que temporaire ; elle se modifie et se stabilise dans la suite l'air courant revient à son taux normal grâce à l’aptitude du poumon à être dilaté davantage (air complémentaire) et à l'utilisation désormais permanente de cette aptitude. On s'explique aisément que le rythme déterminé par l’automatisme respiratoire revienne à un chiffre sensiblement égal au chiffre du rythme antérieur au collapsus : la permanence, aux deux temps de la respiration, de la fonction essentielle d'hématose, est en effet assurée par une augmentation de la capacité pulmonaire de l'unique poumon en fonctionnement et l'augmentation de l'air courant. En définitive il y a répartition diffé-

rente dans le seul poumon actif des quatre éléments qui

constituent la partie mobile de la masse gazeuse intrapulmonaire.

En résumé, la respiration unilatérale n’est qu'une adaptation plus ou moins parfaite de l'appareil respiratoire a des conditions nouvelles grâce aux propriétés physiologiques normales de cet appareil complexe. Les modalités de cette respiration varient suivant les cas envisagés ; elles ne sont que la mise en œuvre différente et variable du fonctionnement de la régulation respiratoire qui pré-

side à cette adaptation.

MAIRE Vu Nancy, le F3 juin roi. Nancy, le 13 juin 19217. Le Président de la thèse, Le Doyen, E. MEYER. E. MEYER.

Vu et permis d'imprimer Nancy ele htm.

Le Recteur de l'Académie, Ch. Apan.

Membre de l'Institut.

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