LE VOYAGEUR REÇU GRATUITEMENT
On comprend sans peine que l'hôtelier soit responsable des effets des voyageurs payants, puisqu'il peut trouver une contre-partie, une sorte d'assurance dans le prix plus ou moins élevé qu'il fait payer à ces voyageurs. Mais si l’hôtelier reçoit par charité (certains énergumènes diraient aujourd'hui : par humanité) quelque pauvre voyageur tout à fait gratuitement, sera-t-il juste de le rendre là encore responsable des hardes de ce pauvre hère? C’est pourtant ce qu’avaient décidé les Romains,
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ainsi qu'il résulte du commentaire 22 sur l'Edit par le jurisconsulte Paul : Dig. 4, 9, 6, pr. :
Licet gratis incaupona | Quoique on ait été reçu gradeverteris, non tamen in | tuitement dans une hôtelfactum actiones tibi de- | lerie, on n’en a pas moins des negabuntur, si damnum | actions in factum si on y a injuria passus es. souffert quelque tort.