‹ La Rétention d'Urine Dans Les Fibromes UtérinsChapitre 73 sur 83 · OBSERVATION LXXXIX · texte numérisé non relu

OBSERVATION LXXXIX

Schickele. —— Paris Médical, 21 juin 1924, page 577.

La malade avait été prise subitement d’une rétention compiète d'urine. Son médecin l'avait sondée à différentes reprises. Les symptômes vésicaux au moment de l'admission étaient sérieux, nécessité absolue de sonder plusieurs fois par jour, car la malade ne supportait pas une distension, même moyenne, de la vessie. Le fibrome avait le volume d'un utérus à la fin du cinquième mois. Refus absolu d'opération de la part de la malade. Refus encore de notre part après avoir appris qu'un an auparavant, la malade avait été alitée longtemps pour une thrombophiébite, suivie d’une pêétite embolie cérébrale. L'auteur place une sonde à demeure, qui, d'ailleurs ne fut gardée qu'avec l’aide de petites doses de morphine, les premiers jours, tellement grande était la poussée du fibrome vers l'urètre. Après quelques jours, on réussit à débloquer la tumeur enclavée dans le détroit supérieur et à la refouler dans l'abdomen. La sonde à demeure fut alors bien supportée. On fit séance tenante, une application de rayons X, les époques disparurent après cette première séance. La malade apprit à vider sa vessie souvent, ce qui finalement lui permit de rentrer chez elle en parfait état. La malade est suivie depuis 6 mois, elle se porte bien, les difficultés de la miction ont disparu. Le fibrome est sensiblement le même, mais ïl reste mobile dans l'abdomen.

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