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Dans notre manuel « Ce qu'il faut savoir pour réussir en Photograph ie » (1 ) nous nous sommet , efforcé de mettre l'amateur débutant à même de produire de bons clichés; c'est une sorte de grammaire dans laquelle sont décrits et analysés les premiers principes de la photographie, principes dont chaque amateur a besoin pour traduire ses impressions. Que ces impressions soient ou non artistiques il faut connaître à fond les divers procédés matériels, il faut posséder (a langue dont on devra se servir pour exprimer les sentiments éprouvés.
Ce manuel, destiné surtout aux débutants, constitue ce que nous appellerons « l'enseignement primaire » de la photographie.
Beaucoup s'en contentent et ne tentent pas d'aller plus loin, mais ceux qui veulent entrer plus avant dans la voie trouveront dans ce volume et dans ceux qui vont suivre, d'utiles renseignements, que nous considérons comme
illar9, 55, quai des Urands-Auguatios.
AVANT- PROPOS 0
les éléments indispensables d'un « enseignement secondaire ».
Le cliché photographique étant le point de départ de tous les procédés que nous décrirons, on comprendra que les résultats plus ou moins heureux que Ton pourra obtenir, seront en raison de sa valeur.
Notre premier devoir est donc d'étudier le cliché dans sa façon d'être et do tout tenter pour l'améliorer. C'est pour atteindre ce but que nous publions ce volume traitant des retouches chimiques, physiques et artistiques qu'on peut faire subir aux clichés; viendront ensuite d'autres ouvrages, dans lesquels nous traiterons à peu près de tous les procédés photographiques.
La plaque sensible a été exposée dans la chambre noire àTimpression lumineuse; l'image latente a été développée à l'aide d'un révélateur quelconque;, le bromure d'argent non utilisé a été détruit sous l'action de l'hyposuUUe, qui a été expulsé à son tour par des lavages répétés. Quand cette plaque est sèche, on est en présence d'un cliché.
C'est ie moment où chaque opérateur doit faire appel à toute son expérience, à toute sa sagacité. C'est le moment de « lire le cliché ", de juger de sa valeur, de ses qualités, de ses
défauts, afin d'essayer, par tous les moyens, d'en tirer le meilleur parti possible.
Il est bien rare que le cliché, quel qu'il soit, n'ait pas besoin d'être retouché.
On est convenu d'appeler <r retouche » le répiquage des points transparents et des accidents matériels qui déparent souvent les clichés. Dans le portrait comme dans le paysage, c'est aussi l'atténuation des effets défectueux et de toutes choses qui peuvent déplaire ou amoindrir la valeur ou l'effet de l'épreuve définitive.
Nous, nous étendrons le sens de cette expression à toute modification ultérieure du cliché et nous classerons « la retouche » en trois catégories bien distinctes, bien indépendantes : Lu retouche chimique, la retouche physique et enfin la retouche artistique.
Le développement du cliché est, de toutes les opérations que subit la plaque sensible, la plus délicate, la plus difficile, celle qui réclame le plus d'expérience, le plus de raisonnement ;
aussi, est-il bien rare que le cliché soit parfait du premier jet, qu'il ne pèche pas par quelques fautes commises au développement; et ceci n'est pas étonnant, on y voit si mal dans les laboraloires, et les plaques sont d'une telle sensibilité, qu'il est presque impossible d'examiner le cliché avec toute l'attention qui serait nécessaire, sans trembler et sans courir le risque de le voiler par un séjour trop prolongé devant le verre rouge.
Les opérateurs les plus habiles commettent chaque jour des erreurs plus ou moins graves; il estbienrare qu'ils ne se disent pas, en examinant leur œuvre après fixage : c'est dommage que je n'aie pas développé un peu plus ou un peu moins; j'aurais bien fait d'ajouter un peu plus de bromure ou moins de ceci ou de cela.
Quand on est soucieux de produire des choses aussi parfaites que possible, on ne doit reculer devant aucun travail, aucun effort pour y parvenir.
L'un des moyens qui permettent de modifier avantageusement beaucoup de clichés dont le développement n'a pas été effectué dans les conditions voulues est la « Retouche chimique » ;
c'est par elle que Ton obtient la modification des relations que présentent les clichés, en les réduisant s'ils sont trop intenses, en les renforçant s'ils sont trop légers.
Ces opérations ne présentent aucunes diiricultés,mais encore faut-il appliquer ces remèdes à bon escient et aussi sans dépasser le but.
Reaforcemeiit
Nous sommes en présence d'un cliché qui a bien tous les détails du sujet dans toutes ses parties, aussi bien dans les lumières que dans les ombres; mais comme au moment du développement on y voyait mal, on a cru que le cliché avait bien toutes les oppositions voulues. Or, au sortir de Thyposulfite, quand on a pu porter le cliché en pleine lumière, on s'est aperçu que Tensemble était léger, que les parties les plus vivement éclairées ne présentaient pas assez d'opacité pour réserver sur le papier les blancs indispensables. Si l'on a imprimé une épreuve on a constaté que les lumières étaient grises et que les parties ombrées n'étaient pas assez noires.