III. Soyons généreux
Montrez-vous généreux dans la mesure
OÙ je vous le demande. Qu'avez-voiis à craindre? Si c'est moi qui vous appelle,, quelque chose pourra-t-il vous manquera Quand j'ai envoyé mes disciples s'exercer à l'apostolat, je leur ai dit : •• Ne prenez ni or, ni argent, ni sac, jii vêtements de rechange, car l'ouvrier mérite qu'on le nourrisse. » Ils ont eu confiance en moi, et leur confiance ne les a pas trompés.
Aussi plus tard, j'ai pu leur dire pour les confirmer dans leur confiance : " Quand je vous ai envoyés sans bourses, ni sacs, quelque chose vous a-t-il manqué? "Je ne craignais pas d'être démenti.
Si vous m'aimez, si vous avez goûté combien mon Cœur est bienveillant et généreux, pouvez-vous hésiter à répondre à mon appel ? Pouvez-vous douter de moi ?
Assurez-vous seulement par les voies ordinaires de la réalité de mon appel, faites votre élection suivant les règles, et ensuite n'hésitez plus, quel que soit le sacrifice que je vous demande, qu'il s'agisse d'une vocation, d'une résolution importante à prendre ou d'un grave défaut à corriger. Hésiter, ce serait manquer d'amour envers moi, ce serait priver bien des âmes que vos sacri-
fices aideront et sauveront par la solidarité qui vous unit à elles. Ce serait aussi sacritier vos plus chers intérêts. Tout appel que je fais à une àme est lié à une promesse de grandes grâces. Mépriser cet appel, c'est perdre les grâces qui en seraient la consé- (^uence, c'est même ordinairement compromettre son salut et risquer de perdre son àme.
Ne vous contentez donc pas de vagues désirs et n'ajournez pas sur de vains prétextes les sacrifices que je vous demande. Ai-je manqué, moi, de générosité à votre égard ? ^lon Cœur a-t-il hésité dans le sacritice ? Qu'aurais-je pu faire que je n'aie pas fait pour vous prouver mon amour? Venez <lonc et suivez-moi.
AFFECTIONS ET RÉSOLUTIONS
Oui, mon bon Maître, je ferai tout ce que vous demanderez de moi. Je sais (pie vous êtes bon, que vous m'aimez infiniment et que vous me demandez ce qui m'est le plus avantageux. Me voici donc, parlez. Seigneur, et votre serviteur écoute. Que faut-il que je fasse? où dois-je aller? que dois-je
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quitter? Me voici, envoyez-moi où vous voudrez. Faites-moi connaitre votre volonté et donnez-moi la grâce de l'accomplir.
— Loqiiere, Domine, quia audit servus tuus. (I Reg. 3.)
— Contimio relictis retihus et pâtre secuti sunt eum. (Matth. rv', 20.)
— Domine quid me vis facere ? (Act. ix. i
— Relictis retihus secuti sunt eum. (S. Luc. V.)
— Parlez, Seigneur, votre serviteur écoute, (I liv. des Rois.)
— Quittant de suite leur père et leurs iilets, ils le suivirent, i Matth. iv.)
— Seigneur, que voulez-vous que je fasse. (Act. ix.)
— Quitt ant tout , ils le suivirent . (S . Luc , v . •
o52 LA RETRAITE DU SACRÉ-CŒUR.
35e illcMlûtion.