‹ La retraite du Sacre-CœurChapitre 172 sur 180 · III. Les moyens et les obstacles · texte numérisé non relu

III. Les moyens et les obstacles

Voici les moyens pratiques :

Obéissez fidèlement aux volontés de Dieu qui vous sont connues.

Renouvelez souvent le bon propos de suivre en toutes choses ma volonté.

Remarquez exactement les divers mouvements de votre àme. Ce qui vient de Dieu dans une âme soumise à la grâce est ordinairement paisible et tranquille. Ce qui vient du démon est violent et porte avec soi le trouble et l'anxiété.

Le but où vous devez aspirer, c'est d'être tellement possédés et gouvernés par le Saint-Esprit, par l'Esprit de mon Cœm", que ce soit lui seul qui conduise toutes vos puissances et tous vos sens et qui règle tous vos mouvements intérieurs et extérieui^s .

Ainsi vous ne vivrez plus en vous-mêmes, mais c'est moi, c'est mon Cœm' qui vivi'a en vous, par la fidèle correspondance que vous donnerez aux opérations de mon Esprit

et par le parfait assujettissement de tout votre cœur au pouvoir de ma grâce.

Ali! si vous sayiez combien cette vie toute sm^naturelle est suave et avantageuse, vous n'hésiteriez pas un instant.

Mais que d'obstacles vous opposez à cette conduite de l'Esprit divin ! Combien d'attaches au péché véniel! Combien d'imperfections ! Combien de desseins et de désirs qui ne sont pas subordonnés aux mouvements delà grâce! Combien dépensées inutiles, de pensées d'amertume et de tristesse natm'elle !

La plupart des chrétiens et même des prêtres et des religieux ne suivent dans leur conduite particulière et dans la direction des autres que la raison et le bon sens. Cette règle de vie ne suffit pas pour la perfection chrétienne. Ceux-là seront toujours imparfaits.

Au contraire les personnes vraiment intérieures, qui se conduisent par la lumière de mon Esprit, vont à pas de géant et volent, pour ainsi dire dans les voies de la grâce.

Ainsi donc étudiez-vous à la pureté du cœur, évitez ce qui la trouble, comme les péchés véniels, les affections naturelles, les

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distractions et la sensualité; et alors la fei'veui' de la charité croîtra en vous de plus en plus et les dons du Saint-Esprit éclateront dans toute votre conduite.

Demandez ces grâces par ma Mère, nous aimons qu'on nous les demande par cette voie. Rappelez- vous l'influence de sa prière à la Pentecôte. Demandez souvent aussi la faveur de réparer, avant la mort, toutes les pertes de grâce que vous avez faites et d'arriver au comble de mérite où nous voulions vous conduire.

AFFECTIONS ET RÉSOLUTIONS

Pardon, ô mon Sauvem*, pom' tous les abus que j'ai fait de la grâce jusqu'à présent. Vous étiez en moi et je n'y pensais pas. Je négligeais l'action du Saint-Esprit. Je ne prenais pas les moyens pour entendre sa voix et comprendre sa direction. Pardon, mille fois pardon.

Je vous demande pai' Marie, votre Mère et la mienne, la grâce de réparer le passé et de ne plus vivre que pom^ vous et en vous en suivant pas à pas toutes les impulsions de votre Cœur et toutes les inspii^ations de votre Esprit.

BOUQUET SPIRITUEL

— Credo in Spiriium sanctum vivi/îcantem. (Symb.)

— Filii Dei spiritu Dei aguntur, (Rom . viii . )

— Caritas diffusa est in cordibus nosiris per Spiritum sanctum qui datus est nobis. (Rom. V.)

— Je crois au Saint-Esprit, qui est en nous un esprit de vie. (Symbole.)

— Les enfants de Dieu sont conduits par l'Esprit de Dieu. (Aux Romains, viii.)

— La charité a été répandue dans nos cœurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné. (Aux Romains, v.)

38e iïlfîittation.

LA VIE DE JÉSUS EN NOUS : l'eUCHARISTIE .

Préparation pour la veille.

L Lecture du saint Evangile. (S. Jean, chap. VI, vers. 56-59.)

ARO mea vere est cibus et sanguis 50. f-^j] meus vere est potus.

bl . Qui manducat meam car-

nem et bibit meum sanguinem, in me manet et ego in eo.

58, Sicut misit me vivens Pater, et ego vivo propter Patrem : et qui mandiicat me et ipse vivet propter me.

59. Hic est panis qui de cœlo descendit. Non sicut manducaverunt patres vestri manna^ et mortui sunt. Qui manducat hune panem, vivet in œternum.

56. Ma chair est vraiment une nourriture et mon sang est vraiment un breuvage.

57. Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui.

58. Comme mon Père vivant m'a envoyé, je vis pour mon Père : ainsi celui qui me mange vivra pom^ moi.

59. Ceci est le pain qui est descendu du ciel. Ce n'est pas comme la manne que vos pères ont mangée et ils sont morts. Celui qui mange ce pain vivra éternellement.

II. Som,maire. — Jésus habite en nous par sa grâce et sa présence en nous est rendue toujours plus agissante par la sainte Eucharistie, quand nous la recevons dignement.

Nous devons vivre pour Dieu en Jésus- Christ. Nous devons renoncer aux inclina-

tions charnelles et terrestres pour entrer dans les sentiments et les dispositions du Cœur de Jésus ; pour vivre en toute religion envers Dieu, en toute justice et charité envers le prochain, en toute sainteté envers nous-mêmes, en toute sobriété envers les créatures.

Nous devons nous pénétrer de l'esprit et des vertus de Jésus, exprimer en nous sa vie et les sentiments de son Cœur, nous regarder comme des instruments entre ses mains ; mom'ir à nous-mêmes pour qu'il vive en nous et que nous ne fassions qu'un avec lui.

Méditation.

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