ACTE PREMIER
ALFRED, éteint la lompo placée sur la cheminée»
Eteignez tout, je VOUS dis. (Fanny éteint la lampe placée sur la table.) Et ne craignez rien, je me sauve.
A peine les lampes sont-elles éteintes que, par la fenêtre oiirerta, la chambre est inondée de la lumière d’un brillant clair de lune,
FANNY, écoutant à la porta.
Par là... c’est impossible.
ALFRED
Mais la fenêtre...
FANNY
Vous vous tuerez ..
ALFRED
Qu'importe !.. (Alfred vaut s'élancer. Fanny le retient. Ton» déni sont en plein sous le foyer de la lumière électrique. Alfred repousse Fan»/ qui jette un cri. 11 va jusqu’à la fenêtre, mais il s’y arrête et redescend eu disant:)
Ah oui! C’est bien haut!...
FANNY
Une idée, donnez-moi votre habit.
ALFRED
Mon habit !
FANNY
Oui, pour faire une échelle de corde.
Elle aide Alfred à retirer sa redingote à brandebourgs, puis court à la fe. nôtre pour attacher l'habit au balcon.
ALFRED
Très-bien ! je comprends !
Pas assez long. Ce n’est pas assez long... Ah! la robe de chambre de mon mari...
ALFRED
Oui, oui, c’est cela... En nouant les manches.
FANNY
Dépêchez-vous.
LE RÉVEILLON
ALFRED
Je me dépêche...
Au moment où ils sont en train d’attacher une manche de la robe de chambre à une manche de la redingote à brandebourgs, on frappo trois coups violents à la porto.