DU PARQUET
Vous voilà, Gaillardin... bravo!
GAILLARDIN.
Ne m’appelez donc pas Gaillardin.
DUPARQUET.
N’ayez pas peur... nous sommes seuls.
GAILLARDIN.
Ouf!.. Je suis essoufflé... je n’en peux plus...
DUPARQUET.
Vous avez couru?
GAILLARDIN.
Oui!.. On n’a pas encore soupé, au moins?
DUPARQUET.
Non, pas encore... ces dames sont en train de faire un bout de toilette.
Ces dames !
GAILLARDIN.
DUPARQUET.
Les actrices... Gaillardin... les actrices !..
GAILLARDIN.
Sapristi! ne m’oppelez donc pas...
DUPARQUET.
Sous quel nom vais -je vous présenter?
* Doparquct, GuiUarilin,
LE RÉVEILLON G Al LL A R DI N .
Il n’y aura que vous à ce souper, n’est-ce pas? vous et le prince?
DUPARQUET.
Il y aura aussi le comte de Villebouzin.
Le comte de. , .
DUPARQUET.
Villebouzin, un homme charmant, (souriant.) Vous serez enchanté de faire sa connaissance...
GA1LLARDIN.
Qu’est-ce que vous avez à rire ?
DUPARQUET.
Moi, rien... je ne ris pas...
GA ILLAR DIX.
Encore une farce que vous préparez...
DUPARQUET.
Mais non... je vous dis...
GAILLARDIN.
On n’est jamais tranquille avec vous... Qu’est-ce que c’est que ce comte de Villebouzin ?.. vous ne m’aviez pas parlé de celui-là !
DUPARQUET.
Je n’étais pas assez sûr...
GAILLARDIN.
Un parisien?
DUPARQUET.
Non, un gentilhomme campagnard... il habite un château à une dizaine de lieues d’ici.
Dites donc, Duparquet, j’ai bien envie de prendre un litre, moi aussi.