SCÈNE IV
GAILLARDIN, YERMONTOFF*.
Ils so regardent tous les deux.
YERMONTOFF.
Eh bien, marquis?
GAILLARDIN.
Mon prince...
Y F. R M ON T 0 F F, allant h gauche prè« du guéridon. * *
Croyez-moi, je vous prie... Je suis tout à fait aise de souper avec vous... vous avez une physionomie...
GAILLARDIN, confiai.
Vous me flattez...
• Gaillard in, Yormontoff.
*• Yermontoff, Gaillardia.
LE RÉVEILLON
YERMONTOFF.
Vous êtes candide... Je suis sûr...
GAILLARDIN, *o révoltant.
Vous dites... comment... Je suis candide!
YERMONTOFF.
Si fait! vous autres Fiançais, vous êtes candides... mais voug mettez de l’amour-propre à ne pas vouloir en convenir.
G A ILLARD IN, à lui -méuio, très-piqué.
Candide!... candide!
LE PRINCE
Voulez -vous que nous prenions un peu de vin de Madère ?
GAILLARDIN.
Avec le plus grand plaisir, mon prince, avec le plus grand plaisir.
YERMONTOFF, après avoir sonné.
Cela vous donnera de l’appétit...
GAILLARU1N .
Oh ! moi ! Je n’ai pas besoin de vin de Madère pour avoir de l’appétit.
YERMONTOFF.
Vous êtes bien heureux,., moi aussi, j'avais un très-bon es tomac... autrefois... mais maintenant, je n’ai plus ni appétit ni... (o’un air dégagé.) Je n’ai plus rien du tout...
GAILLARD1N, stupéfait.
Ah bah!
Entre le domestique.
YERMONTOFF.
Yvan, apportez-nous du vin de Madère. ( a GaiiiarJin.) Plus rien du tout absolument, et vous?
Moi... mais j’ai encore de l’appétit... Et puis je vais vous