ACTE DEUXIÈME
TOTO
J’en parlerai à mon directeur...
TOURILLON
Et autoriser les voisins à embrasser leurs voisines...
J1ÉTELLA.
Alors le public ne s’ennuierait pas.. .
YERMONTOFF.
Ca encore, ça dépendrait des voisines...
Léger rire et murmure général : Ah ! c'est vrai ! Très-bien ! très joli I MKTELLA.
Une autre raison qui fait qu’un souper au théâtre ne peut jamais ressembler à un vrai souper, c’est qu’au théâtre on parle les uns après les autres.
ADÈLE
Tandis que dans un vrai souper...
Tous en mémo temps, avec des rires et des éclats de voix, se mettent à parler bruyamment. — Brouhaha de quelques instants.
TOTO, tapant sur la table.
Taisez-vous donc... Taisez-vous donc... (Quand le 'silence est a i»u près rétebii.) Vous voyez dans un vrai souper, on ne parle pas les uns après les autres.
Encore un petit bruit général très -court.
DUPARQUET.
Ecoutez-moi, je ne m’engage pas à vous faire pouffer pendant le souper.
GAILLARDIN.
Il est pourtant bien amusant, Duparquet.
* DUPARQUET.
Mais après, par exemple...
TOURILLON
Après?...
DUPARQUET.
Vous verrez, après, vous verrez...
LE REVEILLON
GAILLARDIN.
Qu’est-ce que ça veut dire ça?... c’est une allusion à cette fameuse farce que vous préparez?
DUP AHQUET.
Peut-être bien...
GAILLARDIN, s’échauffant.
Eh bien, vous aurez beau dire, je vous faisun pari, moi...
ADÈLE
Un pari?
GAILLARDIN.
Oui, en présence de mon, de votre... de notre noble ami... car il est notre noble ami à tous, maintenant..
YF.RMONTOFF, levant laon verre.
A vous, si vous permettez...
GÀILLARDINj choquant son verre contre lo rerre du prince.
Mon prince. . . En présence du comte, de ce cher comte. . .
TOURILLON, vidaot son rerre.