‹ La reveillon comedie en trois actesChapitre 65 sur 100 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

GAILLARD IN, sc rasscyont.

Ces dames et ces messieurs (Au domestique qui vient dq, lui verser à boire.) Merci, mon ami. — (Reprenant.) et ces messieurs seront juges.

YERMONTOFF.

A la bonne heure, mais, pour pouvoir juger, il faudrait la connaître la farce que Vous avez faite à ce cher Duparquet.

G A I LL A R D I N, à Duparquet*

Duparquet, faut-il la dire?...

DUPARQUET.

Allez, allez...

GAILLARtHN.

Je vas la dire...

ADÈLE

Dis-nous-la. Je t’adore...

TOUS, sauf Adèle ot Gailltirdin.

Ah! ah! je t’adore! c’est gentil cela...

YERMONTOFF, aux domestique».

Du vin, vous autres, donnez du vin.

DUPARQUET.

Oui, oui, du vin!...

TOURILLON

C’est vrai, on ne boit pas!

Gaillnrdin s’est retourné et oxamino un peu le domestique en grande livrée qui se tient impassible derrière lut.

YERMONTOFF.

Maintenant, marquis, nous vous écoutons.

GAILLARDIN, en riant.

C’était, comme je vous l’ai dit, c’était...

DUPARQUET.

Vous riez d'avance...

70 LE RÉVEILLON

GA1LLARD1N.

Ah! c’est que cette farce-là, mon prince... Je ne sais pas comment vous les faites à Saint- Pétersbourg, dans les steppes de votre Russie... mais celle-là! C’était... (au domestique qB i lui verse à boire.) Merci, mon ami. (Reprenant.) C’était il y a quatre ans, je vous l’ai dit... Duparquet était déjà notaire, moi je n’étais pas encore mnrié . . .

HÉTELLA, avec éclet.

Vous êtes marié! ! !

GAILLARDIN»

Moi, non... c’est-à-dire... oui.

TOTO

Pourquoi tu l’as pas dit?

GAILLARDIN, U commence A être an peu gril.

Je l’ai pas dit.. .je l’ai pus dit... c’est que l’occasion ne s’est pas présentée.

SAINTE-ESPLANADE

La marquise va bien?...

GAILLARDIN.

Quelle marquise?...

DUPARQUET, faisant des signes à Gaillardin.

Votre femme, parbleu, la marquise, votre femme...

TOCS.

Oui, la marquise... votre femme.

GAILLARDIN.

Ah! oui... la marquise... Elle va très-bien, je vous remercie... ;

ADÈLE

Elle est jolie?

Si elle est jolie, mais... (Lo domestique lui versant à boire.) Merci, mon ami... (Reprenant.) mais elle n’est pas mal.

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