‹ La reveillon comedie en trois actesChapitre 67 sur 100 · ACTE DEUXIÈME TOTO, à Métella · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME TOTO, à Métella

Il raconte bien,

MET ELLA) so penchant vers GaiJlartiin.

Aussi tu vois... je me suspends à ses lèvres...

TOTO, même jeu.

Moi aussi...

TOTO, àCuillardiu.

Ça ne te gêne pas?

GAILLARDIN.

Quoi?

TOTO

Que nous soyons comme ça suspendues?

GAILLARDIN.

Pas le moins du monde...

ADÈLE

Va ton train alors. . .

GAILLARDIN.

Va ton train... Eh bien, nous le prenons, le train.

Grand eri de jaie et d’admiration, applaudissement général. Tourillon note le mot sur son carnet. On boit à Gaillardin. Ou le félicite.

GAILLARDIN remerciant.

Oh ! ça m’est venu tout naturellement, je ne l’ai pas cherché, j’en trouve quelquefois de meilleurs encore... (Reprenant.) Donc, Duparquet et moi nous prenons le train, nous arrivons à Guéret et nous allons chez un loueur de costumes. Jugeant,

moi, (La domestiqua lui verse & boire.) Merci, mon ami. (Reprenant.)

jugeant, à tort ou à raison, qu’il n’y avait pas de mal à mêler un peu de sérieux aux choses les plus frivoles, je choisis un costume d’Espagnol, un costume d’Espagnol du temps de Philippe-Auguste...

TOTO

Nom d’un bonhomme!..

Elle sc lève en pi oie à uue vive émotiud»

7* LE RÉVEILLON

TOURILLON

Qu’est-ce qu’il y a?

TOT O, 86 rassoynnt.

Nom d’un bonhomme! comme ça devait bien vous aller...

GAILLARDIN.

Ça ne m’allait pas mal, mais vous m’avez fait une peur !..

ADÈLE

Où est la farce dans tout ça? je ne vois pas la farce.

Elle va venir, la farce.

ADÈLE

Ah! bien...

GAILLARDIN.

Duparquet, lui... — c’est là qu’elle commence la farce ; — Duparquet, lui, se déguise en oiseau bleu.

MÉTELLA

En oiseau bleu !.. Oiseaubleu, couleur du temps...

Métella, Sainte-Esplanade, Adèle et Toto, désignant Duparquet, se metteut à chanter en même tempe : Ah 1 le bel oiseau, maman! Tourillon, lui, se lève et très-gravement chante l’air de ballet de Guillaume Tell : Toi que l'oiseau ne

enivrait pas. Gaillardin, à demi-renversé sim sa chaise, examine des pieds à la

tête le domestique placé derrière lui et qui se tient là, sérieux et raide, ne bronchant pas pendant tout ce tapage. — Quand les femmes ont fini de chanter, TouriQon continue encore : Toi que l’oiseau ne suivrait pas...

TOTO, à Tourillon.

Veux-tu bien te taire.

Tourillon se rassied.

YERMONTOFF, le silence étant rétabli.

En oiseau bleui... comment était-il donc, dites-moi, cet oiseau ?

GAILLARDIN.

Eh bien, mais il avait un bec. ..

TOURILLON, toujours pariant derrière la chaise de Tota.

Bleu?...

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