‹ La reveillon comedie en trois actesChapitre 71 sur 100 · LE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LE DOMESTIQUE

Non, monseigneur...

GAILLARDIN.

N’ayez donc pas peur, il est chez quelque femme, je voua dis, je suis sûr qu’il est chez quelque femme. ..

TOURILLON, regardant sa montre.

Il faut commencer à faire attention...

GAILLARDIN, même jeu.

Ne pas oublier qu’l faut... qu’il faut que j’aille à la prison,.. (Fredonnant.) zon zaine zon zon... à la prison.

TOURILLON

Tu as dit?...

GAILLARDIN.

Moi, rien...

TOURILLON

Il me semblait que tu avais parlé de prison...

GAILLARDIN.

Moi, par exemple!., sous quel prétexte veux-tu que je me nette à parler de prison?...

TOURILLON

C’est ce que je me disais. .. sous quel prétexte le marquis de Valangoujar se mettrait-il à parler?..

Les femmes vont et viennent, servant le café et les liqueurs. DUPARQUET, à Yermontoff en lui montrant Gaillardin et Tourillon.

Tout à l’heure, vous comprenez, quand ils se retrouveront l’un en face de l’autre, à la prison...

GAILLARDIN, à madame de Sainte-Esplanade qui lui offre tm verre.

Non, je vous remercie, madame de Sainte- Esbrouffade...

LE RÉVEILLON

SAINTE-ESPLANADE

Esplanade, on vous dit...

GAILLARDIN.

Escapade, Estocadç, comme vous voudrez... eh bien, non, je vous remercie... Je suis bien maintenant, je suis très-bien., mais là vrai... si je buvais un verre de plus... (a Méteiia qui lu ofiro un verre de l’entre cité.) Tu le Veux...

MÉTELLA, après avoir porté le verre à ses livres.

Je t’en prie.

GAILLARDIN.

Oh ! alors... (n boit.) Juste ce que je craignais !.. voilà que je commence à être trop bien...

Il trébuche légèrement et se trouve à cité de Tourillon, qui, lui aussi, vient d’accepter un verre offert par Toto.

TOURILLON, lui tendant la main.

Amis, n’est-ce pas ? et pour toute la vie. . .

, GAILLARDIN.

C’est juré!., (a Yermontoff.) Toi aussi je t’aime, mais ta maman a bien tort de te laisser sortir comme ça tout seul..»

YERMONTOFF, parfaitement calme.

Vous ne savez donc pas boire, dites-moi?...

TOURILLON

Comment nous ne savons pas?..

YERMONTOFF.

Puisque vous êtes déjà gris tous les deux..;

GAILLARDIN.

Qu’est-ce qu’il dit?...

MÉTELLA, Hnnt.

Il dit que vous êtes gris...

GAILLARDIN, furieux.

Il ose dire!

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