ACTE TROISIÈME * / 10Ü
CAILLARDIN.
Ma femmel...
DUPARQUET.
N’ayez pas peur. .. elle croit que vous êtes ici depuis hier soir...
CAILLARDIN.
A la bonne heure... Et sur ce qui s’est passé cette nuit, vous me promettez le secret, n'est-ce pas?... vous, mon prince....
YERMONTOFF.
N’ayez pas peur...
CAILLARDIN.
Tous, n’est-ce pas, vous me promettez tous le secret?.. Oui, c’est entendu!, au revoir alors.... mon prince, madame de Sainte-Esplanade, capitaine... Alfred, vous ne m’en voulez pas de vous avoir un peu?..
ALFRED
Pas le moins du monde.
Mon cher comte... adieu.
Il TA pour sortir.
TOURILLON, 1» retenant.
Oh! nous deux, nous n’avons pas à nous dire au revoir... nous avons huit grands jours à passer ensemble...
Huit grands jours !...
TOURILLON
Eh oui, vos huit jours de prison.
GAILLARDIN.
Ah! sapristi, c’est vrai... j’avais oublié...
TOURILLON
Moi je n’oublie pas...
110 LB RÊ.VKILLO»
GAILLARDIN.
Dites-donc, Villebouzin?
TOURILLON
Mon ami.
GAILLARDIN.
Toute réflexion faite, j’aimerais tout autant ne pas les faire ces huit jours de prison.
TOURILLON
Impossible, cela est tout à fait impossible.
GAILLARDIN.
Voyons, comte....
TOURILLON
Non, marquis, je vous assure....
GAILLARDIN.
Faites ça pour moi! Au nom de notre vieille amitié!.. Voyons , quand on a fait la fête ensemble...
TOURILLON
Pas moyen, je vous dis que je n’ai pas, moi, le droit de faire grâce... Adressez-vous...
A qui voulez-vous que je m’adresse? Je ne connais personne à Versailles.
TOURILLON
Il n’y a pas besoin d’aller si loin.
GAILLARDIN.
Ah! je comprends !... (Regardant Adèle.) Je suis sûr qu’elle ne comprend pas, celle-là.
ADÈLE
Non !
GAILLARDIN.
Comment! vous ne comprenez pas que c’est le public qui a le droit défaire grâce et que c’est à lui qu’il faut s’adresser. . .