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tin, dans un livre où on souhaiterait pourtant en trouver un grand nombre. En somme, on aboutira à un texte assez voisin de celui auquel était arrivée la commission sixtine.
Il ne faudrait pas mesurer l’importance des résultats obtenus par les quelques améliorations, au reste extrêmement précieuses aux yeux des érudits, qu’on pourra apporter au texte de la Vulgate. 11 ne faut pas compter pour rien la démonstration, qui n’a pas encore été faite aussi parfaitement, de la valeur critique de nos éditions et de leurs titres à représenter exactement l’oeuvre de saint Jérôme. Tant mieux si on n’y trouve que peu de chose à corriger, cela voudra dire que nous possédions déjà l’oeuvre intacte du saint Docteur. Pour avoir cette certitude, il était nécessaire de faire ces longues et minntieuses recherches.
En outre, les résultats accessoires, qui intéressent surtout l’érudition, ne sont pas à dédaigner. Les travaux de la Commission mettront forcément en lumière plusieurs points obscurs de l’histoire de la Vulgate, de sa diffusion, de l’état de son texte, de son influence, etc. Ils nous éclaireront sans doute aussi sur les anciennes versions latines, antérieures à la Vulgate, sur lesquelles nous sommes encore si mal renseignées. On nous annonce déjà, sous le nom de Collectanea biblica latina, toute une série de publications érudites se rapportant soit à la Vulgate, soit à l’ancienne sersion latine. La première de ces publications vient de paraître c’est l'édition d’un ancien manuscrit du Peautier appartenant au Mont-Cassin, accompagnée d’une docte étude de Dom Amelli (*). La critique biblique, les sciences théologiques et même l’histoire générale recevront un appoint plus ou moins considérable de faits nonveaux, d'observations, de remarques, de rectifications. Car
(*) Amelli, A. M., O. 8. D., Liber Psalmorum iuæta antiquissimam latinam versionem nunc primum eæ Cassinensi Cod. 557... in lucem pro- Jertur. Romae, 1912.
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on ne peut approfondir une question sans apporter quelques parcelles de vérité aux sciences connexes on au patrimoine commun des connaissances générales.
Nous ne pouvons dire encore ce que sera le texte revisé de la Vulgate, mais nous savons qu’il est préparé avec le plus grand soin et d’après les méthodes les plus scientifiques par des hommes de la plus haute compétence, nous pouvons donc être assurés que l’oeuvre de la Commission sera un beau monument de la science catholique, élevé à la gloire de l'Eglise et à l'honneur de l’ordre bénédictin.