‹ La révocation de l'Édit de Nantes a Paris d'après des documents inédits (volume 2)Chapitre 14 sur 23 · ET PAR LA POLICE · texte numérisé non relu

ET PAR LA POLICE

Une demoiselle anglaise qui est aux Filles de la Croix, 26 octobre i685 (Fr. 7o5i f" 174).

Allart, grand négociant de Dieppe, a promis à La Reynie, 26 novembre i685 (Fr. 17420 i° 167).

Allix (Deux nièces du ministre) se font instruire, 18 août i685 (Fr. 7o52 f» 354).

Argi, marchand de chevaux, rue Saint-Honoré, 2 novembre i685 (Fr. 7o52 f° 3io).

Aubin (Marie Chevreux, femme d'), ouvrier en soie, rue du Puits-Certain, 2 novembre i685 (Fr. 7052 f° Sic).

Auteuil (Ordre à la dame d') de se rendre incessamment à Paris chez la dame Jacquinot, sa tante, et d'y demeurer jusqu'à nouvel ordre. Elle était dans le dessein de se convertir et retenue par sa famille dans la terre de Germenonville près Orléans; i3 janvier 1686 (O^ 3o).

Baron (Paul), neveu du sieur Rivière, a promis; 1 5 janvier i686-

Baucher (Jacob), sculpteur, et son fils, aux Petits-Carreaux, 2 novembre i685 (Fr. 7o52 f" 3io).

Liste d' Abjurations. 489

Berault (Catherine), femme de Jacques Testard, est malade et se fait néanmoins instruire. Son mari est poursuivi pour avoir lofi-é dans sa maison Charles Testard, marchand à Tours, Rachel Berault, sa femme, et leur fille. Ils feront bientôt leur devoir, écrit le commissaire Poirée. Catherine signe le 11 février 1686.

Berge, hollandais, pensionnaire du roi, qui a passé trois mois dans le couvent de Saint-Magloire, écrit de Lille qu'il a bonne espérance pour le reste de sa famille; i5 juillet 1687 (Fr. 7o53 f° 8).

Bernard, propriétaire de la maison de la Ville de Montpellier, rue de Seine, a donné parole pour sa femme, sa fille, ses domestiques et plusieurs autres; i3 janvier 1686 (Fr. 7o5i f° 57).

Bertheau (Le valet du ministre), écrit un commissaire de police le 2 novembre i685, vint hier me trouver; il me déclara qu'il avait quitté son maître lorsqu'il s'était retiré, et qu'il voulait embrasser la religion cathohque: il est natif de Paris, âgé de trente ans, et fera abjuration dimanche. La Reynie a écrit en marge : « Cet homme aura besoin de recevoir quelque charité en attendant qu'il ait bonne condition » (Fr. 7082 f° 3io).

Besnard a donné parole en présence de son père après beaucoup de combats; il demande le secret; 27 novembre i685 (Fr. 17420 f 168).

Bosquet, aubergiste de la rue Lamoignon, prêt à signer avec sa femme, Susanne Cuissant, et deux enfants, le 2 novembre i685. Toutefois la femme ne fît sa déclaration que le 27 décembre (Fr. 7o5i P 190 et 7062 f" 3io).

Bouton (Esther), âgée de quatre-vingts ans, veuve de Jean de Romegate, capitaine-major de la citadelle de Metz, a fait déclaration qu'elle veut se convertir (Fr. 7052 f" 3i8). Elle abjure le 16 octobre i685 (Fr. 7o52 f" 33i) et demande l'augmentation de sa pension (f 34).

Burgea, marchand, laisse beaucoup espérer; 26 novembre i685 (Fr. 17420 P 167).

Caillou (Le neveu de), perruquier rue Quiquetonne, abjurera demain à Saint-Leu-Saint-Gilles, 18 août i685. Caillou, père, a promis; 2 novembre i685 (Fr. 7o52 f°^ 354 et 210). Il abjure'ensuite à Saint-Leu, ainsi que son fils Pierre, aussi perruquier.

440 Révocation de l'Edit de Nantes à Paris.

Caron, perruquier suivant la cour et baigneur de la rue Saint- Christophe, le plus opiniâtre du quartier, demande à être instruit le i6 octobre i685 (Fr. 7062 f° 335). Il abjure ensuite à Saint-Leu (f» 804).

Caumont la Force (Jacqueline de), i3 mars 1686 {Fr. pr. rectifiée, IX, 524).

Chamate, rue des Petits-Champs, vis-à-vis l'hôtel Mazarin; 2 novembre i685 (Fr. 7082 f" 3io).

Champion, peintre, sa femme et trois enfants, rue des Fontaines; 2 novembre i685 (Fr. 7052 f° 3io).

Chesneau (Pierre), coutelier du faubourg Saint-Antoine, et deux enfants; 2 novembre i685 (Fr. 7o52, f° 3io).

Chevalet, disposé par son gendre Périgois; 27 novembre i685 (Fr. 17420 i° 168).

Collas (Magdelaine), veuve de Louis Desconi ou Descovi, vigneron à Villiers-le-Bel, demeurant au faubourg Saint-Antoine, et Jeanne, sa fille; 2 novembre i685 (Fr. 7052 f" 3io).

CousTÉ, marchand épicier, et sa femme, promettent, le i3 janvier 16B6, d'aller abjurer à Saint-Denis avec une partie de la famille, et le reste le lendemain (Fr. 7o5i P 847).

Creuset, orfèvre de la place Dauphine, sa femme et deux enfants; 2 novembre i685 (Fr. 7062 f° 3io), abjurent le 18 (Fr. 7o5i f°347).

Dantin, travaille avec soin à son instruction, avant Noël i685 (Fr. 7044 i" 181).

Demouy, courtier de chevaux, rue Bourg-l'Abbé, et sa femme; 2 novembre i685 (Fr. 7052 f° 3io).

Desprez, serrurier, rue des Vieux-Augustins, et quatre enfants ; 2 novembre i685 (Fr. 7o52 f° 3 10).

Du Breuil, marchand, a de bonnes dispositions et demande le secret; 11 décembre i685 (Fr. 17420 f° 184).

Duquesné (Pierre), cloître Saint-Germain-l'Auxerrois, 2 novembre i685 (Fr. 7o52 f° 3io).

Ltste d'Abjurations. 441

Ferrière travaille avec soin à son instruction, avant Noël i685 (Fr. 7044 f° 181).

FoNTAiNEAU (Jacques), commis de Falaiseau, 12 janvier 1686 (Fr. 7o5i ï° 97).

FouLLÉ (Catherine), couturière, rue des Fossés, 21 janvier 1686.

FouRNiER (Jean), commis de Girardot le jeune, marchand de bois, promet au procureur du roi d'abjurer avec sa femme, 17 janvier 1686 (Fr. 7o5i f 65).

Gantois (La femme et le fils du ministre), de Sedan, ont déclaré vouloir se convertir ; 12 juin i685 (Fr. 7052 f" 822).

Gaultier. Le procureur du roi écrivait à la fin de novembre i685 : « L'aîné des frères Gaultier, avocats, est absolu ; le cadet, qui a enseigné la philosophie à Genève, m'a donné parole pour les deux et même pour toute la famille» (Fr. 17420 ï° 191).

Grandchamp (De), paraît tout déterminé, n'attend plus qu'une réponse du P. La Chaise; 2 décembre i685 (Fr. 17420 f° 175).

Gravetré (Jean), apprenti évantailliste ; 2 novembre i685 (Fr. 7o52 f° 3io).

Hensch, banquier, paraît ébranlé et a promis réponse, fin novembre i685 (Fr. 17420 f" 191).

HoRTEMEL, janvier 1686.

La Barre (De), orfèvre, a donné parole; 18 décembre i685 (Fr. 17420 f° 198).

Lacéré. Le commissaire Labbé écrivait le 14 janvier 1686 : « Le procureur du roi me dit hier que la femme du sieur Lacéré lui avait promis de faire abjuration cette semaine» (Fr. 7o5i f° 70).

La Garde (M™^ de). Le 24 décembre i685, M""^ de Guise faisait écrire à La Reynie sous le sceau du secret, que s'il voulait «bien faire encore quelque semonce un peu forte à M'"° de La Garde», elle prendrait le parti de faire abjuration plutôt que de quitter Paris. La Reynie a mis en marge : «Si elle ne veut pas faire abjuration, le roi ne la veut plus souffrir à Paris» (Fr. 7o53 f° 47).

Laigle (De), marchand miroitier du pont Notre-Dame, se fait instruire ; 18 août i685 (Fr. 7082 f° 354).

442 Révocation de l'Edit de Nantes à Parts.

Lamare, lapidaire de la place Dauphine, sa femme et quatre enfants ; 2 novembre i685 (Fr. 7062 f° 3io).

La Melonnière (De), travaille avec soin à son instruction ; avant Noël i685 (Fr. 7044 f" 181).

La Mouche (Les frères) paraissent ébranlés et ont promis réponse fin novembre i685 (Fr. 17420 f" 191).

Le Gendre a parlé de façon qu'on attend une bonne réponse; 26 novembre i685 (Fr. 17420 f" 167).

Legrand (Samuel), miroitier, de Campeaux en Beauvoisis, a fait aujourd'hui déclaration qu'il veut abjurer; 2 novembre i685 (Fr. 7o52 fo 3 10).

Lemaire, coutelier du faubourg Saint-Antoine, et sa femme; 2 novembre i685. «Homme de conséquence, écrit La Reynie, par le talent qu'il a pour la controverse. M. Pilon [convertisseur] s'en est servi depuis quelques jours. Cet liomme fera du fruit, et il est bon de lui faire quelque gratification ». (Fr. 7052 f° 3io).

Le Maistre, père et fils, se font instruire. On peut quasi les compter pour convertis; fin novembre i685 (Fr. 17420 f" 191).

Levasseur (Marie-Madelaine), ouvrière en points, rue du Sépulcre; 2 novembre i685 (Fr. 7082 f" 3ro).

Marchand (Deux filles de), âgées de vingt-cinq et de vingt-deux ans; i3 septembre i685 (Fr. 7052 f" 348).

Marmier travaille avec soin à son instruction; avant Noël i685 (Fr. 7044 f° 181).

Marot (Simon), compagnon menuisier; 2 novembre i685 (Fr. 7o52 f° 3io).

Maurert (La veuve de l'orfèvre), de la place Dauphine ; 2 novembre i685 (Fr. 7o52 f-^ 3io).

Mauzé (Le marquis de) ayant promis de se convertir, La Reynie reçut, le 27 décembre i685, l'ordre de le découvrir, et de permettre au marquis de Peray de séjourner quelque temps à Paris avec sa famille (O' 29).

Meusnier. La Reynie écrivait le 4 décembre i685 au procureurgénéral: «Le sieur Meusnier, banquier négociant, que je croyais

Liste d'Abjurations. 448

tout à fait éloigné, m'est venu dire qu'il avait étudié depuis sa dernière conversation, et que dans la fin de la semaine il pourrait parler plus précisément. Je crois que Réau en fera autant et que les autres pourront se raviser» (Fr. 17420 f° 176).

« MoNTACROix (Le sieur de) fera demain son abjuration à Sainte- Geneviève des Ardents. II a fait demander aujourd'hui un jour et un lieu pour faire son abjuration; on avait pensé à lui épargner une fausse honte qu'ils ont presque tous, en lui proposant de la faire à huit clos à Sainte-Geneviève ; mais il veut demander publiquement pardon à Dieu de son erreur»; 18 août i685 (Fr. 7082 fo 354).

MoNTAiGU (La femme de) abjurera demain à Saint-Germainl'Auxerrois; i3 août i685 (Fr. 7o52 f° 354).

OoRTH (La servante du sieur) a donné parole, 16 janvier 1686 (Fr. 7o5i f" 5o).

Papion (La femme de), faiseur de battoirs, de la place Dauphine; 2 novembre i685 (Fr. 7062 i° 3io).

Perachon aura beaucoup de secrets à découvrir quand il aura fait abjuration; mais il croit devoir la tenir encore secrète; il voudrait la faire entre les mains de l'archevêque (Fr. 7052 f° 3i8).

Perigois a donné parole sous condition du secret; il convertit sa famille; 27 novembre i685 (Fr. 17420 f°^ 168 et 191).

Petkovskey (La demoiselle), âgée de 17 ans environ, mise par ses père et mère, depuis neuf mois, aux Filles de la croix, désire se rendre catholique; il faudra la faire subsister après l'abjuration; 26 octobre i685 (Fr. 7o52 f° 253).

PoTET (Marguerite), demeurant chez Hortemel libraire, avertie le 12 janvier 1686, par ordre du procureur-général de se trouver le soir même dans son hôtel, signera la profession de foi (Fr. 7o5i f° 87).

Raveau. — Le procureur du roi écrivait au procureur-général le 25 novembre i685 : «Une occasion d'affaire m'a amené le bonhomme Raveau. J'en ai voulu profiter pour lui dire quelque chose sur sa conversion. Il m'a paru être encore touché de ce que vous lui avez dit le mois d'octobre dernier, et si vous avez la bonté de l'envoyer quérir et de lui dire un mot, vous achèverez de le déterminer» (Fr. 17420 f" i65).

444 Révocation de l'Èdit de Nantes à Paris.

RoQUiGNi (De), banquier, a donné parole à La Reynie; 14 décembre i685 (Fr. 17420 f° 187).

Roussel (La dame), veuve d'un orfèvre de la place Dauphine ; 2 novembre i685 (Fr. 7082 f" 3io).

RoYER, orfèvre sur le quai de l'horloge, sa femme et quatre enfants; 2 novembre i685. De la main de La Reynie : «Espère de la bonté du roi qu'elle voudra bien ordonner qu'il soit reçu maître orfèvre» (Fr. 7052 f'" 3io).

Thibault (Jeanne), promet le 26 décembre i685 d'abjurer le lendemain (Fr. 17420 f° i85).

ToRTON a donné parole, sous condition du secret; 27 novembre i685 (Fr. 17420 f 168).

Vespin (Jeanne), veuve d'Elie Jessan, maître tanneur, fera dimanche son abjuration. La fille l'a déjà faite, il y a plus d'un an (Fr. 7o52 f° 3i8).

ViÉviLLE (Nicolas), évantaiUiste, rue du Vert-Bois, sa femme et cinq enfants; 2 novembre i685 (Fr. 7052 f° Sic).

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