‹ La révolte des modistes; vaudeville en 3 actesChapitre 31 sur 48 · SCÈNE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIERE

GUICHAUÛ,]^OUARD. * ''

inovkïiDf finissant de ranger. . /. ; Là toutçst prêt maintenant. De la paille, di4- pain noir , une cruche d'eau. Yoilà ma çhapabre transforipée en une vérilable

prîSO-n. ■ \ ::.:■: ' ::.\:.:: ' :■ — - .-^Ai- ■^^. .:\ .y. ..

GTiicHARD, en costume d^ sè<^Uer,^ s'arràn^e€i.nt devém une petite • glace, - - - "" ■

Il ne manque pWrque Pift bAVq^;^Sja9;e5 É^voris. . . Très-bien ; c'est-â-dire que je suis épouvantable.. .Qu'en dites-vous ? monsieur Edouard. . ■ . ' : i. :*. -î.l

EDOTJARD. ' ''"'^-

Je dis que vous ferez un geoHer superbe:, un vrai geôlier de mélodrame. Vous êtes pa<rPait. ■^,

GfllCBAKl).

Tranchons le mot, je suis atroce. Avec ma barbe noire, je 40»^ avoir l'air d'Hariadan Barberousse.Rîen ne manquera a mon rôle, allez.

EDOrARD.

Est-ce que par hasard vous auriez jamais joué la c<>médie ? i

GUICWARD.

Non, mais j'ai un frère qui a manqué d'!?n*rer à l'Qpéra-Comique et qui me cornait toujours au? oreille^. /// c/iant4. ) Prenons f/'a^orc/... Il avait une basse taille magnifjqMçs. Prenons d'abord Cair bien méchant..'. Qu'àma voiœ chacun pM^J^^.f r,ll chantait çacomme une grive. , ; , .w: v^o .. ";

EDOUARD

Pour arriver ici ces demoiselles doivent passer devant la grille du Palais-de-Justice, et pas uae ne doutera entrer dans une prison , grâce à l'élégaace de votre propriété, monsieur Guichard.

GUICHARD

Allons, ne dites pas de mal de ma msi'^on , je vous ai promis un papier neuf pour Pâques > et je tiendrai parole. ( On entend rouler des voitures. ) Mais il me semble entendre rouler des fiacres. Oui, ils s'arrélentdevant notre porte.

EDOUARD

Ce sont nos prisonnières. . . Vite , je m'esquive... De la prudence, de la discrétion, monsieur Guichard... vous aurez bientôt de mes nouvelles. Je vais sortir par la porte de derrière.

{On frappe).

P;\rt^* (VcH?o, l,c& Tîqiçi. .;/ . . -

(Edouard sort par la chambra de gauche, (^wcifxy^j^ ^i^ Pffyfip)^^. ,

GUICHARD, JÉÎlI€nO en/^;m7îe, FTiVEÏTE, À^LAÉ , RC^Sât' LIE, CLAUDINE, UI^NRIETTE, Modistes.

-' * * LÈS MODISTES, ç/rtn5 Cindi^nation,

Aie de /a /)cft7c /?«^ii«*&iniraooai iJ Jic3à*0 io Grands dieux lq»ét accident, " .»

,I>emfno5 si'3Î0r ;Qaél 4véûoiïV«ht > .^îmoUA .èifii9on9fnfliQ,09i oL

:MtolrHeflant qMe faiïe ? • ^ léîOClfiO ôHliii èùmm'A C'est un acle arfc^itraire

De mettre en prboa , ,I:jO iZO^'j . iuO

Sans plus derainon^» j.;

JEBICHO", à\Guîchard qui i*^ bousculé en entrant. Geôlier, je ▼eus prie d'avoir pour moi tous les éga^di/^^p, Ton doit à un sexe fuiMeet iatéressanU < . , ^ «.c.,,

CViçHABD, avec me grosse ^^^..,.,jb,iorii-,ba3M Les égards et uo gcoiier n ont jamais passe par la même porte.

JERICHO

En ce cas, aimable porte-clefs, est-ce que rtliistûè noàa ferez pas le plaisir de vous en aller ? • - ' ' ' >/;''">* :

GvicaAi\D, de même t . ■ - .

Si fait. II faut que je fasse placer des sentinelles dans les corridors. Si vous avez faim, vous trouverez là tout eè qui vous sera agréable... de la paille fraiche , de l'eau clarifiée et du pain de i««r>ht?on. **i4 "^'f-'^'

AGIAÉ.

Dh fikîfiôe mùnîlion '

Est-ce qu'où nous prend pour des louilourous ?. .. (;i:iCQ<iRD.

C'cAt i»osflible. A« reroif, prisonnières politiques, (i^ /w;Y.)Dè5i que Finette sera seule, je reviendrai.^ (fla^t en g'ienaltanL) Qu*(l ma voix chacun obéisse. rr.y^:^ (// sort).

' SCÈNE iir.

JÉniGIIO , FINETTE , AÇÏ,^]^ , ÇÏ^A,l)Dlf^^, . ,IVQî>ALHî ,.

HENRIETTE, Modistes.

A-t-il l'air curiace ce vieux scélérat de porte-clefs.

JE»|ÇW>.

II a Tair d'uu vrai Han d'Islande.

AGLAE.

C'est pourtant biea affreux , mesdemoiselles , de nous trouver ainsi dans un noir cachot.

JERICHO

Et un cachot au cinquième au-dessus de l'entresol. Le fait est que ça n'a rien de spirituel.. Diable de coalition, va.

FISEITE.

Mademoiselle Jéricho, vous n'êtes qu'une poule mouillée...

AGLAÉ

Si c'était àrjecommencer...

Je recommencerais. Allons, au lieu de nous désoler comme des femmes sans caractère .. tâchons plutôt de nous sauver d'ici...

TOUTES

Oui, c'est cela, sauvons-nous.

CLAUDINE

Sauvons-nous, c'est bien facile à dire , mais par où ?

FIKETTE.

Cherchons.

JERICHO, regardant le trou du soudeur.

Mesdemoiselles, mesdemoiselles, voici un trou...

TOUTES

Voyons, voyons.

JERICHO passe sa main dans le trou et pousse un cri. Aie! aie! aie !

AGLAÉ

Qu'est-ce que c'est ?

JERICHO

J'ai été mordu , mesdemoiselles, j'ai été mordu par un rat. . .. un rat énorme bien certainement.

CLAUDINE, apportant une paire de bottes qu'elle a prise dans un coin.

Mesdemoiselles, c'est une vieille paire de bottes.

JERICHO, prenant les bottes.

Des bottes. Ah! sans doute que cette chaussure a appartenu à quelqu'inforluné. .. quelle affreuse idée ! (// regarde les bottes). Il paraît qu'il avait des oignons.

FINETTE

Allons, allons,prenoûs notre parti, chantons pour nous étourdir.

JERICHO

C'est ça, au fait... Au diable la tristesse , à bas là mélancolie.

CLAUDINE

Mesdemoiselles, je propose la ronde des prisonniers de Newgate.

TOUTES

Adopté.

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