AGLAÉ ET ROSALIE
Ah! c'est très-aimable, monsieur Guichard.
GUICIIABD.
Eh quoi ? Finette, vous avez trahi mon incognito.
FINETTE
Oui, monsieur Guichard, et toutes ces demoiselles ont aJinir'; votre belle conduite. Se faire geôlier par amour, c'est si délicat!
AGLJLÉ ET ROSALIE.
C'est admirable î
GCIGHARD.
^'entends le garçon.
FJNETTE, ùas. On va apporter du punch, il faut le griser; secondez-moi.
GuiCHARD. // ôte sa barbe.
Finette, tu comprends donc enfin ma flamme. ( On apporte du punch) .
FINETTE
Si je la comprends? Certainement, et le punch aussi! Tenez , monsieur Guichard , buvez. [EUe verse.) Je veux trinquer avec vous, boire avec vous, chanteravec vous.
GUICHARD
C'est cela, chantons.
Prenons d'abord l'a it bien mèehant,
FINETTE
Oh ! ces paroles-là ne sont plus de circonstance.
GBICHARb.
C'est juste.
CLAUDINE
C'est moi qui vais chanter.
AiB : T'es près cl' celle qui t'adore. On doit dans la jeunesse, En tous lieux, en tous temps, Profiter des iustans Et chasser la tristesse, {bis).
En prison, au lieu de gémir, Il faut chanter et s'étourdir.
Reprise du chœur.
En prison, etc.
{Pendant ces couplets. Finette doit emplir très-souvent le verre de Guichard qui le vide aussitôt.)
GUICHARD
Bravo... bravo... encore dn punch î
CLAUDINE
Oui, oui, encore du punge. . . c'est drôle comme j'y raortls au punge,ym'en contenterais bien pour vin ordinaire.
FINETTE
Allons, à votre santé, monsieur Guichard.
GTjiCHARD, buvant.
A ma santé/
FI^ïTTE, lui passant un autre verre.
Maintenant, à la mienne?
GUICHARD
Avec ces jolies modisles,jc me figure que je suis dans mon sérail. Je me fais l'effet d'un pacha à plusieurs queues.
FINETTE
Donnez donc à boire à monsieur Guichard.
CnCHARD.
Un moment, un moment, sultane favorite, comme vous poussez â la consommai ion.
FINETTE
Allons, Claudine, le dernier couplet?
CLAUDINE
Mêm0 air.
Ne îrouvons pas cruelle Noire caplivilé, Demain la liberté Nous paraîtra pluf belle ^p'^s).
En prison , au lieu de gémir, 11 faut chanter et s'étourdir. Reprise.