‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 10 sur 396 · Arch. Ardèche C 142.et C · texte numérisé non relu

Arch. Ardèche C 142.et C

pas empêché le fabricant qui avait vu trop grand d'yengloutir sa fortune personnelle et de s'y ruiner. En 1780, la manufacture de soie était réduite au quart de sa production normale, mais, à la veille de la Révolution, il semble qu'elle ait retrouvé une part de sa prospérité passée ..

La mégisserie et la tannerie ne sont pas localisées, comme de nos jours, dans la région annonéenne, De 1780 à 1785, on signale de nombreux ateliers de même nature, mais de moindre importance à Privas, Vallon, Bourg-St-Andéol, Tournon, Alissas, Chomérac, au Cheylard, à Villeneuve-de-Berg, Vals, Largentière, Salavas 2? et Aubenas. Le développement de cette vieille industrie avait été si rapide au XVITT siècle que, pour alimenter sa fabrication, Annonay devait acheter tous les ans une grande quantité de peaux dans le Velay et l'Auvergne. Cette industrie eût été des plus florissantes si les droits fort élevés sur les cuirs * et surtout les tracasseries des commis n'eussent apporté de grandes entraves à son extension,

Les papeteries d'Annonay * enfin étaient réputées pour faire le meilleur et le plus beau papier du royaume. Elles pouvaient supporter avantageusement la comparaison avec celles de Hollande. Aussi la Révolution mettra-t-elle à contribution l'habileté de leur main-d'œuvre et la perfection de Ieur outillage pour la fabrication du papier d'assignat®. En 1780, les Johannot et les Montgolfier ont quatre grandes usines à Annonay qui reçoivent « les chiffons de la Bourgogne et des provinces voisines et la colle des fabricants en cuir et en peau de la ville même ou du voisinage». Les papeteries de Vals et d'Antraigues sont peu estimées et végètent péniblement faute de matériel et d'ouvriers expérimentés.

Enfin, malgré une activité bien réduite, il convient de mentionner l'industrie minière, Les ressources du pays en houille et en minerai sont médiocres et ni les gisements de fer de Privas, de Veyras, du Pouzin, ni les houilléres de Prades, les seules qui soient

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