‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 101 sur 396 · Moniteur. réimpr. T. 3 p · texte numérisé non relu

Moniteur. réimpr. T. 3 p

4. Arch. nat. BB 30 157. Un premier brouillon porte Delolme à la place-de- Pampelonne, un autre Barruel et de Pranas.

5. Le département de l'Ardèche avait été d’abord dénommé « Sources de la Loire ». Les commissaires dont les lettres de nomination portent, en effet, département des Sources de la Loire craignent que ce défaut de conformité dans les désignations ne leur crée des difficultés. cf) Lettre des commissaires au comte de St Priest du 27 mars 1790. Le 4 avril St Priest répond de substituer simplement le nouveau nom à l'ancien dans leurs commissions. Arch. nat. F.1b1IT Ardèche 1. Le principe de la dénomination des départements avait été fixé par l’Assemblée nationale à la séance du 26 février 1790. Sur l'intervention de: Target on écarte d’abord les noms des anciens pays qui constituaient les nouveaux départements. Bureaux de Pusy « pour ne pas accorder la suprématie à une: ville sur une autre » fait rejeter la solution qui donnait aux départements le nom.

de leurs chefs-lieux. Mirabeau combat la proposition de leur donner un numéro.

de Mongolfier. ! Ils devront, disent les lettres royales, « faire convo- « quer Îes assemblées pour les élections, faire remplir toutes les « conditions et formalités prescrites par les décrets de l'Assemblée € nalionale, veiller sur toutes les opérations, décider provisoire- « ment de toutes les difficultés qui pourront s'élever sur les dites « formations et établissements et... relativement à l'organisation « et à l'établissement des nouvelles municipalités. ».? Le 14 mars, une instruction générale plus détaillée * était adressée aux commissaires, limitant sur quelques points Ja latitude très grande que leur avaient concédée les lettres précédentes.

Malgré cette restriction ‘, les susceptibilités des patriotes sont promptes à s'émouvoir devant les empiètements du «pouvoir ministériel. » On s'inquiéte * d'une autorité qui n’a sa source ni dans l’Assemblée nationale, ni dans l'élection. On affecte de redouter que,dans les contestations au sujet des officiers municipaux, les sympathies des commissaires n'aillent aux aristocrates et que leurs jugements, même provisoires, ne leur soient favorables. Aussi, après un vif débat, l'Assemblée nationale, le 29 mars, sur l'initiative du Comité de de Constitution, tout en maintenant les commissaires royaux, rédui-

d'ordre. « L'amour propre, qui se replie en tout sens, sans nous abandonner pourrait bien persuader un jour que le n° 24 ne vaut pas le n° 1 et 2. » On s'arrête à la solution du Comité de Constitution qui désignait les départements d'après leur situation géographique. Et ce fat le Comité qui, d'accord avec les députés det régions intéressées, fut chargé de choisir les noms des départements. Réimpression du Moniteur T.3 p. 470.

6. Ils'agit, semble-t-il, de Jacques Joseph de Pampelonne, député suppléant de la noblesse, qualifié dans les lettres de convocation à l'assemblée de la noblesse de chevalier de Pampelonne. Arch. Ard. B 141.

7. Duclaux fils d'Aubenas fut juge de paix. Elu, le 28 novembre 1792, commissuire national près le tribunal du Coiron, il démissionna le lendemain, arch. Ard. L 631. Il fut membre de l’administration centrale en l’an VI.

1. Etienne de Montgolfier, né à Vidalon les Annonay, le 6 janvier 1745, mort en 1800, fut l'inventeur des ballons avec son frère Joseph 1740-1811. Etienne fut successivement électeur, procureur, syndic du district d'Annonay et administrateur du département.

2. Formule générale imprimée commune à tous les commissaires du roi. Senls les noms du commissaire et du département sont manuscrits.

3 Arch. nat. BB 30 157.

4.Ilsne devaient point assister aux assemblées pour ne pas gêner la liberté des électeurs. Ils doivent se borner à donner les éclaircissements néressaires et recevoir les plaintes qui se sont élevées relativement à l'élection des officiers municipaux, mais ne donner qu'une décision provisoire.

5. « Nous craignons de rencontrer quelques oppositions dans notre mission, que quelques persônnes ne regardent pas comme concertée avec l’Assembiée nationale. » Lettre des Commissaires à St Priest 27 mars 1790. Arch. nat. F1bun Ardèche 1.

sit-elle sensiblement leur compétence. ! Une lettre du comte de St Priest du 4 avril 1790 ? aux commissaires du Vivarais leur signifie que leurs pouvoirs Cexpireront le jour de la clôture du dernier procès-verbal de l'élection des sujets » qui composeront les administrations de département et de district. Ils renverront à l'Assemblée nationale toutes les difficultés qui ne seront résolues ni par le texte, ni par une conséquence nécessaire des décrets. Sous aucun prétexte, ils ne pourront connaître des questions relatives à la formation des municipalités et enfin ils seront soumis à l'obligation du serment. ?

Dès la fin mars, ils se mettent courageusement à l'ouvrage, toujours par monts et par vaux, discutant, conseillant et réussissant par la persuasion à mener à bien une œuvre ingrate et difficile. Le 19 avril, Montgolfier déclare qu'il n'en peut plus. Depuis six heures du matin, il explique ce qui est plus clair que le jour : « Je crois qu'ils se sont donné le mot pour me tenir en haleine et voir s'ils me tueront à force de me faire parler ‘. Après avoir fait enregistrer leur commission au siège des deux sénéchaussées, ils se réunissent le 17 mars, à Privas, chef-lieu du futur département, « pour se concerter et se diviser le travail ». Pampelonne se charge des districts de Privas et de Villeneuve-de-Berg ; Duclaux se réserve ceux d'Aubenas et de Largentière et Montgolfier garde tout lehaut Vivarais 5. Dans une lettre collective‘, ils prescrivent à chaque municipalité d'établir de suite et d'envoyer au plus tôt la litte de tous les citoyens actifs et éligibles de leur communauté.

Les autorités locales mettent un louable empressement à déférer sans retard aux demandes des commissaires et, dès les premiers jours d'avril, leur transmettent tous les éléments d'’information. Beaucoup de paroisses, sans doute, pour simplifier leur tâche, se bornèrent à recopier le relevé souvent fort inexact des listes dressées à la hâte par les anciennes municipalités, mais beaucoup aussi eurent à cœur de les revoir, de compléter les lacunes et de

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