Proclamation du 26 août 1790. Arch. nat. F
les appréhensions des catholiques !, cherche à ménager les chefs de la fédération et se pose surtout en médiateur. Il est fermement convaincu que le moyen le plus efficacede servir la paix et la concorde est de faire le plus possible le silence sur cette lamentable affaire.
Sa tactique ne manquait pas d’habileté et peut-être que, suivie dès le début et adoptée par tous, elle eût désarmé les préjugés, prévenu l’entêtement et l'obstination et empêché de nouveaux excès. Par ses vives et amicales instances, il obtient de Malbosce des déclarations conciliantes. Le 2 septembre, le président du comité écrit à l'Assemblée nationale pour se diseulper de toute arrière-pensée de contre-révolution ?, Il transmet au département un long mémoire justificatif pour réfuter les calomnies qui ont couru sur le camp *. Si le Comité a tenu une-nouvelle assemblée le 1* septembre et s'il a envoyé Chalboset Maubec à Avignon pour arrêter la campagne de Tournal, c'est qu'il n'avait pas eu connaissance à temps de la défense du département #. Enfin, tous les commissaires renoncent à leur députation à Montpellier ?.
Malheureusement, l'émotion soulevée par le camp de Jalès se répercute jusqu'au sein de l’Assemblée nationale. Les procès-verbaux du distriet et du département, les dénoncialions multiples des patriotes, les publications des journaux, f les renseignements recueillis par le Comité des recherches T provoquent son interveniion et, le 5 septembre, après un long et violent rapport de Sillery, elle déclare la délibération du château de Jalès « inconstitutionnelle, nulle et attentatoire aux lois » $. Le même décret prescrit
1. Parmi les membres du directoire, Bastide est le cousin de Malbosc, La Tourrette, Dereboul, Vachersont ses amis et même Dalmas avouera en 1797 que c'est à contre-cœur qu'il a dû intervenir dans l'affaire du premier camp de Jalès. cf) Dalmas : à mes concitoyens 1797 ; impr. 40 p. s. 1. p. 24-25. B, A.