‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 171 sur 396 · Ibidem · texte numérisé non relu

Ibidem

* 2. Ibidem... En juin 1793, le curé sera dénoncé comme réfractaire et fanatique. Arch. Ard. L548.

3. Cf) Arch. Ard. L851. Le curé de Boucieu éprouve encore le besoin, le 29 septembre 1192, de faire remarquer qu'il persiste dans son serment du 13 février 1791, avec la restriction «sans violer les lois de Dieu et celles de son Eglise ».

4. bide... Le maire prononce la formule du serment. Le curé et le vicaire répondent : « Je le jure et d’être inviolablement attaché à la foi ».

ment identique !. Le curé et le vicaire de Pailharez font, le même jour, une déclaration analogue et, le dimanche, au serment à la Constitution civile ils adjoignent le serment € prêté à leur évêque de professer et d'enseigner la religion catholique, apostolique et romaine ?. » Le 5avril 1794, ils s’étonneront, à bon droit, qu'on ait pu présenter leur serment comme pur et simple *. Le même procédé permettra au curéet aux vicaires de Saint-Félicien d’aftirmer, le 17 octobre 1794!, qu'ils ont prêté un serment chargé de restrictions. Ce serait donc huit serments entachés d'illégalité, pour le seul canton de Saint-Félicien. On pourrait même se demander si, malgré les extraits envoyés par leurs municipalités, les serments des curés voisins de Bozas et de Saint-Jeure-d'Ay qui, plus tard, ajouteront des réserves religieuses très claires à leur serment d'égalité 5 ou le rétracteront n'étaient pas rédigés sur le même modèle.

On trouverait facilement, dans les autres cantons, de nombreux exemples de subterfuges analogues. Lalouvese adresse bien au district du Mézenc un texte scrupuleusement légal ‘ et l'enquête de Cros d’Avenas, en octobre 1793, n'en établira pas moins que le curé est neltement réfractaire 7. Le 15 mars 1795, Jean Guironnet, curé de La Bâtie, en écrivant au maire pour rétracter ses deux serments, lui rappelle qu'ilavait prêtéle premier avec restriclion,« quoiqu'il fût inséré dans les procès-verbaux de {a municipalité et envoyé au district, comme s'il eût été prêté purement et simplement.» Marriac use du méme procédé pour conseïfér son vitaire ?.St-Prix donne couleür de légalité au serment de son curé, par l'habile substitution d’un mot à un autre dans le procès-verbal. Alors que Dubesset avait cru devoir préciser le texte officiel de cette addition caractéristique : pourvu «€ qu'elle, (la Constitution) ne renferme rien

(Arch, Ard. 22543; 2EMbidem:..

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