‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 27 sur 396 · Arch. de Largentière BB · texte numérisé non relu

Arch. de Largentière BB

€ la peine de l’avertir lorsqu'il a fait sa tournée pour avertir les au- « tres membres du conseil, et qu'il est venu lui dire de venir à l’hô- « tel de ville au moment seulement où l'assemblée y était déjà. !

Le procès-verbal déclare que l’assemblée a trouvé l'exposé du sieur Bastide ridicule, mais on nomme néanmoins un conseiller politique pour le & troisième état ». Appuyé par une pétition revétue de 116 signatures, Bastide continue sa campagne contre la noblesse en dénonçant les abus de l’ancien maire « du premier état ». N'ayant pas obtenu satisfaction,il revient à la charge le 6 novembre 1787. Il déclare « que le peuple se plaignait amèrement de ce que, « payant plus de la moitié des impositions, on lui faisait l'injustice « de ne prendre son avis que par la voix d’un seul conseiller ; que, « depuis qu'il est consul, les trois quarts des personnes de son état « se plaignaient sans cesse à lui et lui disaient qu'il devrait s’adres- « ser à M“ l'intendant pour qu'on leur donnât au moins autant de « conseillers que chacun des deux ordres en avait... » Il est si fatigué des reproches qu'il reçoit tous les jours à ce sujet que si on lui refuse satisfaction, il donnera sa démission et on sait bien qu’on re trouvera personne qui veuille le remplacer. [l demande done un deuxième conseiller pour « la troisième échelle ». Il réclame de plus la radiation des mots insultants insérés dans le procès-verbal du 14 avril 1787, portant que « l'assemblée a trouvé l'exposé du sieur Bastide ridicule... »... € et qu'on n'aurait pas écrit si on ne s'était « habitué depuis longtemps à mépriser le peuple contre toute jus- « tice et contre les intentions du roi qui veut qu'on ait des égards « surtout pour ceux de ses sujets qui paient le plus d'imposi- « tions. » ?

Le conseil est très divisé. La bourgeoisie appuie la réclamation de Bastide. Le maire finit par donner sa démission ainsi que Îles trois conseillers nobles. Le conseil accepte la démission du maire, mais « la Communauté ne peut ni ne doit accepter la démission « combinée de MM. les conseillers du premier état et en consé- « séquences ils seront toujours comptés parmi les conseillers poli- { tiques. » Mais, « considérant que c’est par un abus d'autorité que, « dans le siècle dernier, on a donné quelquefois au troisième con- « sul un conseiller du premier état,» le Conseil donne raison à Bas-

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