Arch. Ard. L
dans leurs foyers. » ! À plusieurs reprises, en avril, il envoie encore au Comité de Salut Public des notes aussi optimistes. Il est vrai que, pour grossir le prétendu excédent de jeunes soldats et pour faire valoir l'ardeur patriotique de ses concitoyens, il brouille, dans un calcul complaisant et fantaisiste, les recrues levées en vertu de la loi du 24 février et les volontaires des divers bataillons formés en 1792 et 1795. ? x La vérité est que, malgré toutes les mesures de coercition, le recrutement est lent et difficile. * Le 20 avril, Gleizal est obligé de prendre un arrêté sévère pour contraindre St-Martin-de-Valamas à désigner immédiatement son contingent de 18 hommes. # Le 22 avril, le département avoue que la loi du 24 février est bien loin d'être encore entièrement exécutée. Les districts du Mézenc et du - Tanargue n'ont fourni qu'à peine le tiers de leur effectif. Le conseil général somme les diverses communes de se mettre en règle dans les 24 hzures. Passé ce délai, la force publique ira contraindre les récalcitrants à faire leur devoir. Gleizal, toutefois, accorde un dernier sursis jusqu'au 10 mai. Le 29 mai, tous les intéressés n'avaient pas encore satisfait à la loi et le conseil général, une fois de plus, envoyait des ordres pressants à son commissaire dans le Mézenc pour terminer le recrutement. ° Les victimes du tirage au sort ou du scrutin se résignent difficilement, quoiqu’'en dise Gleizal, à quitter leurs foyers pour rejoindre l’armée des Alpes. Beaucoup s’esquivent prudemment, gagnent la montagne et disparaissent, en laissant à leurs communautés le soin de les remplacer. 5 Les autorités se lamentent, éclatent en invectives contre ces « lâches égoïstes », qui se sont soustraits à l'ap-
1. Arch. nat. C 251 dos 431. Lettre de Gleizal, de Joyeuse, le 28 mars. En marge : (« mention honorable, insertion au bulletin du 9 avril. » Cf) aussi réimpression du Moniteur T 16 p. 95. La note insérée au Moniteur force encore les expressions de Gleizal. Il avait écrit : « Plusieurs communes ont fourni au-delà de leur contingent. » Le Moniteur imprime : « la majeure partie des commuheure