‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 284 sur 396 · Arch. de Joyeuse, 31 mars 1793. Fonds Mazon F · texte numérisé non relu

Arch. de Joyeuse, 31 mars 1793. Fonds Mazon F

pel de la patrie, et organisent sans grand -succès de fréquentes battues dans les bois pour saisir ces nouveaux réfractaires. !

Mais, les communes et les districts n’ont pas seulement à lever des hommes, il faut les habiller et les équiper.

Le directoire, le 17 mars, requiert tous les citoyens qui ont des. armes, et surtout ceux « de la classe aisée », de les céder immédiatement, sous peine de 209 livres d'amende. ? Pour suppléer aux fusils qui font défaut, on continue la fabrication des piques, malgré: les réclamations du Tanargue, qui estime avec raison que c'est gaspiller sans prolit les ressources de la nation. * Le 10 mars, les administrateurs de ce district conviennent avec Becque de Montpezat de la livraison dans la huitaine de « 80 habits, 200 paires de souliers et, de chemises, autant qu'il pourra... » Le 12 mars, c’est Blachère, négociant à Largentière, qui est invité à fournir 500 chemi-ses, 100 habits et 200 paires de souliers. Pour faciliter sa tâche, on l’autorise à forcer les tailleurs et cordonniers à travailler à ces effets, sous peine de contrainte par corps dans les 24 heures. #

Le 17 mars, le département prescrit l'inventaire des habits, vestes et culottes d’uniforme. Les cordonniers doivent remettre deux paires de souliers à chaque soldat et les chapeliers un chapeau neuf deG6 à 7 livres. [ls seront remboursés par le receveur du district, après examen et appréciation d'expert. Le 23, il demande aux municipalités d'envoyer, dans les trois jours, au district un état de la quantité de drap bleu et des habits confectionnés dont elle peuvent disposer. 5 Convaincu de l'efficacité de ses arrêtés, le même jour, le directoire écrit au ministre de la guerre : « Tailleurs, cordenniers chapeliers, couturières, tout travaille pour l'équipement des volontaires, » et Gleizal ajoute, le 28 mars : « Nousavons vu dans les districts les tailleurs et les femmes se disputer l'honneur de travailler pour les volontaires. » 5

1. Arch. Ard. L' 110. Procès-verbal da 6 juin 1793, signalant dans les bois de. Bauzon et du Béage de nombreux soldats qui ont déserté de Grenoble. Procès verbal du 9 juillet donnant des ordres pour faire cerner les bois de Vagnas et arrêter les déserteurs. Cf) aussi L 236. Ordre du 10 septembre 1793 de faire conduire de brigade en brigade jusqu’à Serrières les recrues désignées par le sort.

3. Ibidem. L860. Procès-verbal du Tanargue, 12 décembre 1792.

4. Ibidem. L970. Réquisitions des administrateurs du Tanargue des 10 et 12 mars.

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