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Fonds Mazon F 12. Il comprend 14 membres

5. Boisset en fonde un certain nombre, au mois d'octobre, dont il nomme Aui-même les titulaires. cf) St-Péray L 1152 ; Viviers L 1182.

. 6 Les comités de Joyeuse et de St-Marcel sont dissous : le premier par Reynaud, le 6 frimairé. Arch. Ard. L 128, le second par Guyardin, en Ventôse. L 1144.

suivre la restitution des Sommes ‘illégalement perçues ‘. À Annonay, les délégués, Guyon et Delau, attribuent 100 livres par mois sur les fonds des riches aux membres du comité 2.

Si ces comités sont nombreux, ils ne sont réellement vivants que dans les centres importants où, presque toujours, ils épousent les querelles et les préjugés des sociétés dont ils sont issus. C'est ce qui explique que les modérés, en louvoyant habilement, parviennent à éviter des excès graves à Annonay, Tournon, Aubenas et Privas, alors que les violents terrorisent les petites villes de Joyeuse, St- Péray, Villeneuve-de-Berg et surtout Bourg-St-Andéol. Quelquesuns, redoutant les représailles de leurs victimes, supplient le représentant de prendre des mesures pour assurer leur protection *. Ils établissent des « boites de dénonce » pour favoriser les délations anonymes et exigent le silence le plus absolu sur leurs décisions. Le 5 octobre 1793, Bourg-St-Andéol expulse de son sein et déclare suspect Babois-Gautier, qui a trahi le secret des arrestations projétées# :

Dans les campagnes, ces comités n'existent guère que sur le papier. Pour se mettre en règle avec les ordres impératifs des représentants, les paysans consentent bien à nommer 12 de leurs concitoyens à ce poste de confiance, mais les élus, ignorant totalement les services qu'on attend d'eux, n'arrivent pas facilement à se persuader qu'ils constituent un des rouages essentiels du gouvernement révolutionnaire. Habitués à vivre en paix avec leurs voisins, à l'écart de l'agitation politique, ils songent à leurs intérêts matériels et se préoccupent fort peu des rivalités des patriotes. Aussi, une fois la formalité de l'élection accomplie, chacun juge sa corvée terminée et revient à ses affaires. Les comités les plus zélés, qui se croient obligés de consigner par écrit le résultat de leurs opérations, ne trouvent le plus souvent à noter que des renouvellements de bureau ÿ.

1. Arch. Ard. L 815. Arrêté du district du 19 ventôse, an II, pour obliger les membres du comité de surveillance de Tournon à verser dans la caisse du receveur tout ce qu'ils ont perçu au-delà de 3 livres par jour. Cf) aussi pour St-Péray. Arch. Ard: L 1152.

. nes rêté de Guyon et Delau cité par Filhol. Histoire d'Annonay T III p.

3. Arch. Ard. L1085. Lettre du comité de Bourg-St-Andéol à Boisset, le 17 septembre 1793.

4. Arch. Ard. L1084. CF) aussi Largentière, le 2 décembre 1793. Fonds. Mazon F 18. Lavoulte L1186. Viviers, le 11 octobre. L 1182.

5. Cf) Les papiers des divers comités du Coiron centralisés à Aubenas, em vendémiaire et brumaire an m1. Arch. Ard. L1074.

LE GOUVERNEMENT RÉVOLUTIONNAIRÉ 467

Il n'est pas toujours facile, d'ailleurs, dans les petites localités. de mettre la main sur un secrétaire assez expert pour rédiger un procès-verbal. À St-Marcel d'Ardèche tous les citoyens élus, le 26 ventôse, sont illettrés !. C’est sans doute une exception, mais la plupart des comités, et jusque dans des villes comme Aubenas ?, comptent deux ou trois membres qui ne savent ni lire ni écrire.

Ce défaut d'instruction du paysan, aggravé le plus souvent par une négligence et une inertie calculée, était un obstacle insurmontable au fonctionnement normal de cette institution révolutionnaire. Les représentants en mission ne tardent pas à le comprendre. Déjà, dans beaucoup de villages, illeur est impossible de rencontrer un citoyen de bonne volonté qui soit à même de gérer honorablement la charge d'agent national %. Comment, dès lors, découvriraient-ils. dans chaque commune douze patriotes, distincts de la municipalité, qui puissent et veuillent assumer un rôle aussi délicat que celui qui est dévolu aux comités de surveillance ? Aussi Guyardinu insiste-t-il, à plusieurs reprises, pour obtenir la réduction de ces comités à un seul par canton ou même par district #.

Malgré les difficultés de leur recrutement, ces comités, comme les sociétés populaires, seront, durant tout le cours de l'an II, de précieux auxiliaires pour le pouvoir central. Ils veilleront à l’application des diverses lois révolutionnaires, développeront l'esprit patriotique et mèneront la lutte contre les émigrés, les suspects, les fanatiques et les déserteurs. Mais, au milieu de l'été 1793, les uns et les autres sont rares et encore incapables d'offrir à la Convention un appui efficace contre les ennemis intérieurs et extérieurs qui deviennent de plus en plus menaçants et agressifs.

De juillet à novembre 1793, ce sont les administrations locales. et les représentants en mission qui, sous l'impulsion du Comité de salut public, ont la lourde tâche de préparer et d'organiser la levée

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