‹ La Révolution dans l'ArdècheChapitre 335 sur 396 · Lettre de Reynaud. Arch. nat. A Fn · texte numérisé non relu

Lettre de Reynaud. Arch. nat. A Fn

8. Cependant, Crégut et Moutet, anciens partisans de Saillans, sont pris et fusillés le 6 octobre 1793. Lettre de Lespinasse à Gleizal le 9 octobre. Fonds Mazon chr. 18. Le 22 fructidor, Dominique Allier est capturé sur les confins de l'Ardèche et du Gard. Cf) Lettres de Perrin au Comité de Salut public les 9, 10 et 11 septembre 1794. Arch. nat. AFr1 196. Lettre de la municipalité de Pont-Cèze au Tanargue, du 22 fructidor. Fonds Mazon chr. 21. y

grés, le 22 avril 1793 !. Elle sera suivie de 7 suppléments, dont 6 seront imprimés avant la fin de l'an II ?. S'il fallait en croire ces divers tableaux, l'Ardèche, avant le 9 thermidor, aurait vu partir pour l'étranger près de 380 personnes, mais les informations du département sont très sujettes à caution.

Outre que, sur }a protestation des intéressés, une cinquantaine de noms sont rayés, au moins provisoirement, durant la même période, il n'est pas rare que le même individu soit porté sur la liste de 2 ou 3 districts. Une trentaine de nobles y figurent en raison des propriétés qu'ils possèdent dans le département, mais ils n’ont jamais résidé dans le pays. Souvent on inscrit, pêle-mêle, avec des royalistes, des suspeets, des fédéralistes, des déserteurs ? qui n’ont pas quitté la région ou qui servent dans les armées de la république. Sur près de 120 prêtres réfractaires, notés comme émigrés, plus des trois quarts n'ont jamais franchi Ia frontière. D’autres, comme Picansel, le curé d'Annonay, ne l'ont fait qu’en vertu de la loi du 26 août 1792. Il est vrai qu'en retour l'administration n’a pas soupçonné certaines émigrations que les municipalités complices avaïent intérêt à ne pas dénoncer f. En somme, il ne semble pas qu'il y ait eu dans l'Ardèche plus de 200 à 210 émigrés. La plupart sont des gentilshommes ou des jeunes gens qui, parfois, pour sauver leur vie menacée, mais, le plus souvent, par haine de la Révolution ou simplement par gloriole ou entrainement, sont allés rejoindre l'armée de Condé °.

Les décrets prescrivaient la confiscation et I& vente de leurs propriétés au profit de la natien et mettaient à la charge des parents la solde, l'entretien et l'habillement de deux soldats par fils émigré. Les autorités locales, malgré les sommations des districts et des représentants, ne font pas preuve de beaucoup d'empressement pour établir le séquestre de ces biens. Le 23 thermidor, la municipalité de Vals n'a encore envoyé aucun procès-verbal6. Le 19 pluviôse,

Page 1