Boissonnade, Breschet et Vors
Après \e combat de Chanac, un des lieutenants royalistes, Silvestre Boissonnade dit La Fage, d'Auxillac^ se réfugia avec quelques partisans ave3Tonnais dans le bois des Palanges, en Aveyron. Egaré par un guide, il fut pris près de Gages, les armes à la main. On trouva sur lui des papiers extrêmement compromettants, dont il n'avait que faire à cette heure et qui établissaient sa qualité de chef, en lui donnant notamment autorité pour nommer des lieutenants et des sous-lieutenants de compagnies. Traduit devant une commission militaire, il fut condamné à mort et guillotiné à Rodez, le 20 novembre 1793 — 3o brumaire an II K
La chasse aux royalistes et aux prêtres réfractaires, interrompue par l'hiver, reprit de plus belle au printemps de 1794; aussi bien la Terreur fut-elle au paroxisme en ce deuxième semestre de l'an II.
Le 5 germinal — 26 mars 1794, Joseph Breschet, 48 ans, officier de santé à Nasbinals, et Pierre Vors, 5i ans, natif de Chaudeyrac, mais établi à Chirac comme menuisier, convaincus d'avoir été chefs dans l'armée des rebelles, furent, à la demande de la Société populaire de Marvejols, fusillés sur l'esplanade de cette ville, à 4 heures du soir, aux cris de « Vive la Montagne ! vive la République ! - »