‹ La révolution et l'église, études critiques et documentairesChapitre 70 sur 88 · Le Coz à Grégoire (2.=> mnrs · texte numérisé non relu

Le Coz à Grégoire (2.=> mnrs

LA RÉVOLUTION KT l'ÉGLISK, 17

senal * . La pénurie relative des constitutionnels explique peut-être, indépendamment de toute autre considération, pourquoi les rétractations furent si nombreuses dans leurs rangs. Il ne semble pas qu'ils aient réussi à assurer partout leur recrutement, sauf dans la période antérieure à la Terreur. Certains évêques, comme Moïse, du Jura^, tentèrent bien, après la réouverture des églises, de fonder des séminaires, communs parfois à deux diocèses, mais je ne vois pas que Tessai ait été suivi d'une réalisation. Molinier, évêque des Hautes-Pyrénées, réussit à en fonder un qui eut des élèves même sous le Directoire.

Les réfractaires soumissionnaires, eux, procédaient à d'assez nombreuses ordinations. L'un d'eux, Tévêque de Saint-Papoul, Maillé de La Tour-Landry, n'ordonnait pas moins de 56 prêtres d'un seul coup à Paris^ aux Blancs-Manteaux, en 1797 ^ Ses ordinations] furent si fréquentes que le Directoire s'en émut. Sousj un prétexte quelconque, Maillé fut arrêté par ordre; de Reubell et déporté*.

Si certains prêtres d'une même Église étaient plus' pauvres que d'autres, c'est peut-être que la législalation interdisait aux sociétés cultuelles, comme à

Page 1